Demay, Inventaire de la collection Clairamhault, n
3. Demay. Inventaire des sceaur de Flandre, n" 1809. — Petit, Histoire des ducs de Bourgogne, t. IX. pi. III. n" 6.
DE l'emploi des INTAILLES 01' PIERRES GRAVÉES 271
un ornement placé par surcroît dans le champ. Par exemple, dans le sceau équestre d'Archambaud, sire de Bourbon (1247), une intaille est sertie derrière la croupe du cheval sans que rien le justifie '.
Non contents d'orner leurs sceaux dune intaille, les orfèvres en ont prodigué parfois deux, trois et même quatre. Sur le sceau d'Amédée de Roussillon, évêque de Valence (1282), deux intailles sont superposées ; celui des foires de Champagne de 1332 en a deux ég-alement placées aux flancs de l'écu (pi. XXVIII, n° o) ; celui d'Hugues IV, duc de Bourgogne ( 1234), en a trois enchâssées en triangle ; de même le contre-sceau du sire de Joinville (1255). Enfin le sceau de Thibaud-le-Posthume, comte de Champagne (1234), en porte quatre posées en losange '-.
Je dois signaler le sceau de Sébrand Chabot, évêque de Limoges en 1192, dont le revers porte deux empreintes juxtaposées du même anneau ovale représentant deux personnages, l'un assis, l'autre debout, et un coq ; ce qui tend à démontrer que les diverses empreintes n'étaient pas nécessairement faites en même temps •^.
Plusieurs causes ont concouru à répandre au moyen âge l'usage des intailles sigillaires. En premier lieu les