DouËT d'Arcq. Collection de sceaux, n
2. DouËT dAbcq. Collection de sceaux, n°" 573 et 4493. — Demay. Inventaire des sceaux de Xorinandie, p. IX, n°' 59 et 255. — Petit. Histoire des ducs de Bourgogne, t. IV, pi. VI. — Pii.ot de Thorey. Inventaire des sceaux des archives de l'Isère, n" 177.
3. De Boshekon. Xotes pour servir à la Sigillographie de la Haute- Vienne, pi. X\', n"' 76 et "G bis.
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•graveurs trouvaient dans ces petits monuments un travail tout fait et généralement supérieur à celui qu'ils se sentaient capables de faire. Puis l'intaille était un objet considéré comme très précieux, et létaler sur son sceau c'était faire montre de son opulence. Enfin, et c'est là, je crois, la raison principale, les gemmes étaient censées posséder des vertus surnaturelles, talismaniques et capables de conjurer le mauvais sort ; à ce titre leur place était tout à fait indiquée dans les sceaux dont les empreintes devaient rendre authentiques des actes desquels dépendaient parfois la fortune et l'honneur des contractants.
Jusqu'au xiv*' siècle, on a fait un usage constant de l'intaille sigillaire ; on en trouve dans la France entière, mais nulle part elle n'a été prodiguée davantage que dans le nord-est. en Champagne surtout. A partir du xu"^ siècle les orfèvres furent moins prodigues dintailles ; les graveurs étaient devenus assez habiles pour pouvoir reproduire les ornements les plus délicats et les idées superstitieuses sur la vertu occulte des gemmes tendaient à disparaître. Cet abandon était, en outre, justifié par la fragilité de ces petits monuments et le peu de résistance de la sertissure. On constate, en effet, quand on examine 1 empreinte de certains sceaux à intailles, que celles-ci étaient brisées quand l'empreinte a été faite. On préféra, en conséquence, les remplacer par des gravures ciselées à même le métal.
A partir du milieu du xiV siècle, le sceau orné dintailles se fait de plus en plus rare et la pierre gravée antique ou moderne est réservée pour les anneaux ou signets.
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De ces iutailles, combien sont des produits de lart antique, combien des œuvres du moyen àg'e ? C'est ce qu'il est impossible de déterminer a priori ; on peut cependant établir certains principes qui aideront à résoudre ce problème.
Les sceaux des rois mérovingiens sont tous g-iavés sur métal, sauf celui de Childéric III (743-7o2j qui représente un buste impérial lauré et drapé, tourné à droite ' . Les quelques bagues sigillaires avant une intaille pour chaton qui sont venues jusqu'à nous ont toutes leur légende gravée sur le rebord métallique et non sur la pierre elle-même. Gela dénote l'impuissance technicpie des graveurs de ce temps pour inciser la pierre fine.
Cependant lintaille et le camée étant très recherchés à cause du rôle magique et talismanique que leur attribuait cette époque superstitieuse, les personnes opulentes firent rechercher à grands frais les pierres antiques, ou s'en procurèrent en les faisant venir d Orient où l'art de la gravure sur pierre fine était encore pratiqué ; les autres se contentèrent d'imitations en pâte de verre ou en substance similaire.
A l'époque carolingienne, une renaissance se produit et des artistes graveurs se forment à l'école des byzantins et par l'étude des monuments de l'antiquité. Les empereurs carolingiens scellent couramment avec des intailles ; un seul roi mérovingien l'avait fait avant eux. tandis que sur trente-cinq sceaux divers qui sub-