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Languedoc, Gévaldan

La plupart des sceaux des seigneurs de Languedoc sont à deux faces ; les comtes de Toulouse même à partir de Constance (pi. IV, n" 2), comtesse en 1194, n'en

1. Bibliographie. Vaissette (DoM;. Histoire générale de Languedoc. Paris, 1730-1743, in-fol., 5 vol. — 17» sceau.\.

Castellane (De). Sceau de Guillaume V, seigneur de Montpellier ^Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 1840-1841 , p. 3i3(. — 2 sceaux.

Rosr:HA(:H. Elude sigillograpliique sur les archives communales de Toulouse. Toulouse, 1SG5, in-S". — 36 sceaux.

Dumas m: Raii.y. Sur les sceaux des Capilouls de Toulouse (Bulletin de la Société archéologique du .Midi de la France, 1885-1886, p. 14). — 8 sceaux.

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ont pas d'autres. Celle-ci est assise sur une face, à cheval sur l'autre. Jeanne Plantag^enet (H96-4199) est debout sur une face et assise sur l'autre. A partir de 1201, les comtes ont usé du type de majesté sur une face, leur épée couchée sur leurs genoux, et au revers du type équestre. Simon de Montfort, lui-même, s'est servi de ce type. La plupart des g-rands seig-neurs de Languedoc, Raymond, comte d'Alet (1217), Aimeri, vicomte de Narbonne (1242), Raymond Trencavel, vicomte de Béziers (1211), Bernard Hatton, vicomte de Nîmes(1214), MalFre de Caslelnau (1237), Pilfort de Rabastens( 1242, ont des sceaux degrande dimension, équestres etavec revers armoriai. Les sceaux en forme d'écu sont très répandus dans la noblesse languedocienne. A partir de la fin du xii*' siècle, l'usage de la bulle de plomb s'introduit parmi les seigneurs laïcs : Raymond, comte de Toulouse (1 195), Guillaume IV, seigneur de Montpellier (1180), même Alphonse de Poitiers (1249) et plus tard Philippe III, roi de France (1270), ont eu pour leurs juridictions languedociennes et provençales des bulles de plomb, tantôt à type équestre avec revers armoriai, tantôt avec type armoriai sur chaque face. Bernard d'Anduze (xiii^'s.) et quelques autres usent du type chevaleresque sur une face et du type de chasse sur l'autre. Les bulles disparaissent dans le cours du XIV'' siècle.

EvA>s (John). Le scenn de Jenniie /'/,wif.if/e;ie/. cninlesse île Toulouse. Toulouse, 1897, in-8°. — 2 sceaux.

Lahondùs (De). Quelques scenu.r loulouauins Bulletin de ht Société archéolof^ique du Midi de la France, 1901, p. 171). — 7 sceaux.

IIoYM iiE M.YRiE.N (De). Sceaux eccléniastiquen languedociens du moyen âge et de la Renaissance (Mélanges de liltéralnre et d'histoir publiés à l'occasion du jubilé épiscopal de Monseigneur de Cahrières Paris, 1899, t. II, p. 29). — 110 sceau.v.

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Plus de soixante-dix villes ou bourgades languedociennes ont eu des sceaux. A Toulouse chaque quartier, et ils étaient au nombre de sept, a eu son sceau particulier, sans préjudice de celui de la commune (1299), qui représente Téglise Saint-Sernin et le château Narbonnais séparés par un AgnusDei soutenant la croix de Toulouse. Dix-huit autres villes (Gastelsarrazin, Castelnaudarj, Albi, Castres, etc.), ont fait figurer sur leurs sceaux leurs principaux monuments : châteaux, portes, entre autres les arènes de Nîmes. On trouve encore comme type assez répandu sur les sceaux municipaux, la croix de Toulouse (très commune), le consul à cheval, à pied ou en buste, un homme d'armes galopant la lance ou l'épée en main, des écus aux pals d'Aragon, des animaux aigle ou lion, etc. Le bourg de Montblanc (1288) a pour type une montagne avec la légende : «S. d'in proonies de Môblanc ; Rabastens (1242), trois raves ; Olargues (1303), une marmite.

On ne connaît jusqu'à ce jour aucun sceau épiscopal languedocien antérieur à la bulle d'Adalbert d'Uzès, v.vêque de Nîmes en 1174. La plupart des évèques ont usé de sceaux de cire pour leur chancellerie particulière et de bulles de plomb pour leurs juridictions, dans les évêchés de Montpellier, Mende, Nîmes et Uzès; dans les autres évêchés la bulle n'a pas pénétré. Adalbert de Tournel. évèque de Mende (11 70), Guillaume de Roquessels, ('vèque de Béziers (1199-120^)), Guillaume de Fleix, évêque de Maguelonne (vers 1202), sont (l(>bout. coiffés de la mitre cornue. Au contraire Bertrand de Béceiras, ('■vèque d'Agen (1183), Guillaume de Peyi-e, évèque il'Albi ! 1218), sont debout avec la mitre droite, qui à

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partir de cette époque est toujours en usag-e. Beaucoup d'évêchés tardivement créés (Lavaur, Castres, Saint- Papoul. Rieux, Mirepoix, Montauhan. etc.), n'ont que des sceaux à type banal. Sur la plupart des bulles, dont l'usage ne dépasse guère le début du xiv'' siècle, les évêques sont à mi-corps, et le revers porte une légende transversale en plusieurs lignes. Les contre-sceaux sont rares et tardifs.

Le chapitre de Carcassonne a fait graver sur son sceau (i248) un professeur enseignant ; celui de Narbonne (1261), saint Just et saint Pastor; celui de Toulouse (1280,, la lapidation de son patron saint Etienne ; celui dAlbi (1303). une femme debout tenant une croix processionnelle ; celui d Agen (1217) saint Etienne.

Quelques abbayes, Saine-Gilles (1157), Franquevaux (ll9lj Psalmody, (1209)ont des sceaux qui représentent leur patron.

Le Languedoc doit se diviser en deux régions, celle des bords du Rhône où la bulle a été en usage de 117i à 1310 environ, et le haut Languedoc où elle est inconnue. Un grand nombre de sceaux seigneuriaux sont à double face, les contre-sceaux sont peu communs et récents ; les sceaux sont souvent en forme d écu.

l(j. LiMOLvSiN, Maik.iie'.

Aimar, comte de la Marche (1199), a un sceau équestre, le cavalier tenant lépée, avec contre-sceau

1. niBLioGRAPHiK. GriuEiiT. Scenus el armes des villea. è(ilises, cours de juslire. chancelleries, cominiinaulês. corporations des trois départements limonsins [Bulletin de la Société archéologique el hisloriiiue du Liminisin. 1S78, t. II. p. 62 cl lN8r> . ^4i sceaux.

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armoriai. Les Lusignan, devenus comtes de la Marche, y introduisirent leur type sig-illaire à double face si connu, d'un côté le cavalier, en costume de chasse, caressant un animal placé sur la croupe de son cheval et de l'autre un écusson armorié. Depuis Hugues de Lusignan (vers 1200) jusqu'au xiv® siècle, ce type a été immuable, sauf pour Aimeri (1217) qui use d'un sceau armoriai à deux faces. Les vicomtes de Limoges à partir de Gui IV (vers 1140), adoptent le type équestre ordinaire; Aymar, à la même époque, a un sceau au même type, avec contresceau armoriai. Les vicomtes de Turenne ont des sceaux à double face : Raymond III (1211) est représenté d un côté au galop avec la lance à pennon en arrêt, et au revers est un château sur un rocher. Raymond IV (1214) remplace la lance par l'épée ; Bernard en 122(> remplace le revers par un contre-sceau armoriai. Les. Gomminge, vicomtes de Turenne en 1308 et les la Tour d'Auvergne qui leur ont succédé, n'ont que des sceaux armoriaux. Les vicomtes do Ventadour ont usé de sceaux du même genre, depuis 12G3.

La ville de Limoges a pris pour type de son sceau municipal (1228) une enceinte fortifiée, qu'elle troqua en 1229 contre le buste de saint Martial, son patron, avec contre-sceau armoriai ou orné d'un A(/niis Dei. Saint-Julien et Saint-Léonard (1308) ont fait graver sui' le leur l'effigie de leurs saints patrons.

Le plus ancien sceau épiscopal connu de Limoges est

BosnEiioN De kt Hi r"i>. Siifillogruphie du IBns-Limousin. Brivc. 1886, in-'i". Avec le Supplihnent. lîrive, 18!»6, in-4°. - 1208 sceaux. — iWolea pour servira lu siniUixjruiihie de la, Haule-Vienne. Limoges^ 18«2. in-8". — 580 sceaux.

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celui de Sébrand Chabot (1196,), à type classique, avec une empreinte d'intaille comme contre-sceau. Ce type n'a pas varié sous ses successeurs, sauf pour le contresceau qui ligure la Vierge. Des évêques de Tulle on n'a que des sceaux beaucoup plus récents encore. Le chapitre de Limoges a fait graver sur le sien (4236) saint l^ltienne à mi-corps.

Les plus anciens sceaux de la Marche et du Limousin n'ont pas été retrouvés jusqu'à présent. Beaucoup de ceux que nous connaissons sont à double face. Les contre-sceaux apparaissent vers le milieu du xii*" siècle.

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