Savoie
Le plus ancien sceau d'un comte de Savoie est celui d'Humbertlll 1 1-')0); ilest rivé à la charte, ce quiest anormal à cette date, et àtype équestre, le cavalier brandissant une épée.Dès lexiii'' siècle les comtes deviennent princes
1. BiBi.ioGKATHiE. CiiiuARio KT Phumis. Siyillî dé principi de Savoia. Turin, 1S34, in-^". — 209 sceaux.
Dlfour (Général) et Radut. Sigillo(jraphie de la Savoie. Sceaax religieux. Turin, 1882, in-»'. — 183 sceaux.
SIGILLOGRAPHIE RÉGIONALE 351
purement italiens et leurs sceaux subissent une influence marquée de l'art transalpin; dès lors ils n'appartiennent plus à la sigillographie française. Les écus armoriés apparaissent en 1221, les contre-sceaux en 1239. Plusieurs sceaux des comtesses sont au type de chasse. Les seigneurs de Faucigny ont eu dès le xiii*^ siècle des sceaux au nombre desquels il faut noter celui de Béatrix de Savoie qui use en 12(59 de l'empreinte d'une superbe intaille antique figurant un buste de Diane. Hugues de la Tour, son héritier (131i), a un sceau équestre à. contre-sceau et plusieurs petits sceaux armoriaux.
Les sceaux ecclésiastiques n'existent que pour les évèchés de Maurienneet de Tarentaise, le reste de la Savoie dépendant de ceux de Grenoble et de Genève. On ne connait aucun sceau épiscopal antérieur à 1230 et ils sont au type ordinaire. L'évêque de Maurienne usait comme sceau de juridiction d'une bulle qui est la seule que l'on connaisse pour cette région. Dès 1278 lé chapitre de Saint- Jean de Maurienne plaçait sur son sceau la main bénissante de son patron. Celui d'Annecy était au xv"" siècle au type de la Vierge.
Quelques abbayes ont eu des sceaux mais assez tardifs. Celle de Montjoux ou du Saint-Bernard avait fait graver sur le sien saint Bernard de Menthon enchaînant le démon (1443).
Les sceaux de Savoie sont peu nombreux et relativement récents, les plus anciens n'ayant probablement pas été encore retrouvés ou publiés. La sigillographie du Dauphiné n'a eu aucune influence sur celle de Savoie, qui ne possède, par exemple, aucun sceau seigneurial à revers ou en forme d'écu, si communs dans la province voisine.