‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 28 sur 205 · Maiui.i.on. De Re iliploinaliai, planches · texte numérisé non relu

Maiui.i.on. De Re iliploinaliai, planches

2, PiLOT iiE Tin)Hi:v. Iinenliiirc des sceaux des archives de l'Isère, n" 310.

46 MAMEL DF, SIGILU (GRAPHIE FRANÇAISE

navette; cependant la matrice de sceau, actuellement brisée, de Marguerite de Villars-Thoire (pi. II, n" 1), était ronde et la dame y (îfifurait à pied tenant un faucon et un leurre.

Les comniunes et les magistrats communaux ont tait i\ peu près exclusivement usage de sceaux ronds.

En principe le sceau en navette est celui des ecclésiastiques ; cependant en 1 161 Giraud Lambert, chevalier, a un sceau de cette forme qui le représente galopant, une lance à pennon en arrêt. Vers la même époque, Gilles de Gorran représenté marchant, couvert de son écu et l'épée haute, et en l2ol Hugues de Pierregourde. dont le type est un lévrier courant, usent de sceaux en navette '.

On ne peut donc promulguer une règle absolue sur la corrélation de la forme des sceaux avec la situation sociale des personnes qui en usent.

Les seigneurs laïcs ont souvent fait usage, surtout dans les provinces méridionales, d'un sceau en forme d'écu, soit arrondi, soit aiguisé par le bas ; cette deuxième variété est peut-être un peu plus moderne que l'autre. Mathilde, comtesse de Flandre (1189), a un sceau en forme d'écu ; elle est figurée en pied sur une face et le revers est armoriai ; ce sceau est toQt à fait exceptionnel •'. On trouve encore quelques exemples de ces sceaux en écusson au xiv*" siècle.

Les sceaux amygdaloïdes me paraissent une dérivation des précédents. Ils sont extrêmement rares. L'exemple

I. Doiiir u".\iu:y. Collection de sceaux, n" 228s. — Roma^. Sceaux des fumilles seigneuriales de Daupliiné. n" 596. ,

■*. Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n°' I il el 1 12.

l'ORMK El' DIMKNSIO.N UES SCEAUX 47

le plus caractéristique (jue j en puisse donner est la matrice du sceau de Guillaume Odonis qui date de la fin du xu*' ou du commencement du xiii^ siècle et sur laquelle est gravé un paon ' .

Quelques sceaux ecclésiastiques affectent des formes singulières.

Certains sceaux épiscopaux ou capitvdaires très anciens sont piriformes ou en forme de flacon, le goulot étant figuré par l'appendice de préhension ; les sceaux du chapitre de Noyon eu 1174 et d'Henri, archevêque de Bourges en I lllll. en sont de bons exemples -.

D'autres, plus rares encore et plus anciens, offrent la silhouette d'une fenêtre à plein cintre, tels ceux d'Elinand, évêque de Laon i 1096), et de Garnier, abbé de Marmoutiers de 1137 k l!o7 '. Les sceaux en losange sont peu communs ; le sceau équestre de Roncelin de Lunel (1292j en est un spécimen remarquable, et celui d'Arnaud Flotte (1332) en est un exemple d'autant plus curieux que ce seigneur ayant un losange pour armoiries, la forme de son sceau dérive de celle des pièces de son écu '.

La forme carrée se rencontre rarement: si Ion excepte les l)ulles de plomb de Guillaume de Baladun et de Dragonet de Montauban i 1229 et 1269) •', elle ne paraît pas avant le xiv'" siècle. Le sceau rectangulaire de

1. Roman. Scemij (les ftunilles seiynevriales de Daiijihiné. n" â7s.

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