Biillelin des Antiquaires de France, 1897, p
3. Roman. Scennx des familles seigneuriales de Dauphinè. u"* 217 et 856.
FORME ET D[MENS10N DES SCEAUX 49
Diois, Dauphins de Viennois, etc. Elle est commune clans un grand nombre de sceaux municipaux et de sceaux seigneuriaux ou épiscopaux du midi de la France. Cet usage ne se maintint pas aussi longtemps dans le Nord que dans le Midi ; les sceaux du Nord ne tardèrent pas à être empreints d'un seul côté, et quand la face adverse porte une empreinte, c'est celle d'un contre-sceau de moindre dimension.
Au xvi*" siècle il se produit une révolution dans les formes des sceaux. Les sceaux laïcs, sauf ceux des rois c[ui ne varient jamais, deviennent ovales, de ronds ({uils étaient généralement. Les sceaux ecclésiastiques, presque tous en navette au xv'^ siècle, deviennent d'abord ronds, puis au xvii'' siècle ovales, forme qu'ils conservent jusqu'à la Révolution. Cependant les exceptions ne manquent pas. Certaines maisons religieuses continuèrent jusqu au xviii'' siècle à sceller avec leurs vieilles matrices de sceau de forme ancienne qu'elles conservaient précieusement. Ces sceaux, plus vieux de deux ou trois siècles que les actes auxquels ils sont joints, se reconnaissent aisément à leur travail antique et surtout aux c:rractères qui composent leurs légendes. Quelques religieux conservent les vieilles formes traditionnelles, même dans leurs sceaux gravés au xvii*' siècle; en 1603, l^'rançoise de Quespray, abbesse de Gif, use encore d'un sceau en navette à son nom, de forme absolument archaïque, et représentant la Vierge debout sous un baldaquin, l'abbesse agenouillée à ses pieds ^