‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 33 sur 205 · Ce sceau est reproduit lltf · texte numérisé non relu

Ce sceau est reproduit lltf

2. Le sccaii-matricc en arjirent du cliapitrc d'Embrun xiir s. , ijui appartient à M. Vallentin du Cheylard, est un remarquable spécimen de ces sceaux avec appendice orné.

FORME ET DIMENSION DES SCEAUX

ments ; un peu plus tard ils sont généralement percés d'un trou rond fait pour donner passage à une goupille destinée à fixer le manche en bois dans lequel 1 appendice était encastré. Au xiv^ siècle on rendit plus portatif ce

genre de sceau-matrice en transformant la plaque verticale rigide en plaque mobile, se rabattant au moyen de charnières, ce qui permettait de réduire l'épaisseur du sceau à o ou B millimètres. Les matrices de sceau de ce genre ont été en usage jusqu'au xvii" siècle.

Fis. i.

Les sceaux-matrices de petite dimension étaient presque

54 MAMEL DR SIGI LI.O(iI«AI'Illi; l-UAMiAlSl':

toujours surmontés d un appendice conique terminé [)ar un anneau soit simple, soit trilobé ou quatrilobé, comme on peut le voir dans la figure précédente. Quelques-uns particulièrement soignés, ornés le long de la tige d'anneaux ciselés et de folioles, sont d'une décoration élégante. Aux XYTi*^ et xviii'' siècles, l'appendice conique plein se transforme en appendice à jour: les cachets d'argent si communs, mais parfois si charmants, de la tin de l'ancien régime, sont les descendants directs, légèrement modifiés et allégis, de ces sceaux-matrices du moyen âge.

Telles sont les trois sortes de matrices de sceau les plus usitées, mais il en est d'autres diui emploi moins fré- {(uent.

Quelques-unes sont gravées sur leurs deux faces, chaque face correspondant vraisemblablement à un genre de scellement différent. J'ai déjà signalé le remarquable sceau en ivoire à double face de Foulques, évêque d'Amiens (1036-1056); je dois signaler encore celui d'Antoine Payan, chanoine de Ghàtillon. de la fin du xnr siècle, sur lequel est gravé d'une part un château à trois tours, et de l'autre un pécheur dans une barque tenant sa ligne '. D'autres matrices à appendice conique ont ceci de remarquable quelles pouvaient servir successivement de sceau et de signet. Leurs deux extrémités sont de dimensions différentes et aplanies, l'une étant à peu près le double de l'autre ; sur la plus grande sont gravées les armoiries et sur la moindre les initiales du propriétaire du sceau. Les matrices de Barthélémy Francon et de Pons de Salvio. toutes deux du xV siècle, ont

Page 1