Ch.a uvin. (lolh'clion l)ini(((\ n
FORME ET OIMEiNSION DES SCE.U X o5
cette forme ' . La collection Gharvet renfermait un sceaumatrice du même «j^enre, mais d'une forme différente : c'était une colonnette avec base et chapiteau ; sous la base étaient j^ravées les armes de N. Le Jay, conseiller des comptes, entourées dune légende, tandis qu'audessus du chapiteau était gravé le même écusson sans légende (fin du xvi^ siècle) '-.
Cette préoccupation de tenir réunis le sceau et le contre-sceau eng-agea quelquefois leurs possesseurs à les relier l'un à l'autre par une chaîne. On conserve aux Archives nationales le sceau en argent de Fabbaye de Saint-Denis, et aux archives de l'Ille-et- Vilaine celui des Etats de Bretagne ainsi attachés à leurs contre-sceaux par des chaînettes.
D'autres matrices de sceau au contraire étaient faites de manière à imprimer d'un seul coup les deux faces d'un sceau ; elles sont conçues de deux façons différentes. L'admirable matrice de sceau de Raymond de Mondragon. de 1200 environ (pi. I), se compose de deux disques métalliques réunis par une charnière et pouvant se rabattre sur un gâteau de cire placé entre elles 3. Celle de Séguin de Porchères, de la fin du xiii'' siècle, est munie sur son pourtour de trois anneaux placés en triangle ; ils devaient s'insérer dans trois pointes soudées sur les bords de l'autre face de la matrice, que nous ne possédons plus, de manière à ce que tout fût en place pour le scellement. On connaît d'autres matrices du même genre munies de deux anneaux seulement.
1. La première est dans la collection Cliaper à (ïrcnoblc, la seconde an Musée lorrain à Nancy.