Archives municipales d'Embrun
■5. Douët r>'ARi:g. Colleclion de sceaux. I. 1. p. xxv.
MODE Ij'aPPOSIIION DES SCEAUX 65
est très postérieur à l'autre; on n'en trouve pas trace avant les dernières années du xiii® siècle, mais en revanche il fut très employé dans tout le cours du xiv*" et du xV. Le scellement sur double queue était usité pour les actes importants et lautre pour ceux d'un moindre intérêt.
Certaines chartes sont tellement surchargées de sceaux suspendus (quelques-unes en ont plus de soixante) qu'on dut, pour leur trouver une place, les faire remonter à droite et à gauche sur les bords latéraux.
Lorsqu'un acte était trop long- pour être l'^crit sur une seule peau de parchemin, il fallait en coudre une seconde au bas de la première et quelquefois plusieurs autres ; dans ce c:is il était d'usage que les parties apposassent leur sceau sur chaque couture pour 1 approuver. Quelques actes ont donc plusieurs sceaux suspendus sur leurs lianes outre ceux qui sont suspendus au bas.
L'usage de suspendre le sceau ne fit pas absolument disparaître celui de le plaquer ; un grand nombre de sceaux secrets de rois, de gouverneurs de provinces, de grands feudataires, sont plaqués sur une mince couche de cire étendue sur l'acte ; presque tous les actes en papier qui sont scellés le sont par ce procédé. Il est à ])eine besoin de dire que la plus grande partie des sceaux appliqués de cette façon ont aujourd hui disparu, car la cire, extrêmement mince, s'est brisée dès qu'elle a été parfaitement sèche.
Les signets sont presque^ toujours plaqués, mais ils ont mieux résisté grâce à leur exiguïté et surtout à la précaution ({u on prenait souvent de faire dans le parchemin (les picjùres (pii retenaient la cire, ou mieux encore une incision triangulaire à travers laquelle on la faisait
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passer, ce qui rivait le signet sur l'acte. Au xV siècle 1 usage fut très répandu de plaquer les signets au centre dune grande croix tracée par le frottement dune pointe <le cire sur le parchemin, soit qu'on voulût obtenir ainsi une plus grande surface d'adhérence , soit simplement par un pieux usage.
Pendant la première moitié du xvr' siècle, les actes sont munis soit de sceaux suspendus soit de sceaux plaqués ; à partir de looO, sauf les grands sceaux des rois, des princes, des tribunaux supérieurs et de quelques personnages ecclésiastiques, on ne trouve plus que des sceaux plaqués.