‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 75 sur 205 · Demay. Inventaire de la Collection Clairambault. n · texte numérisé non relu

Demay. Inventaire de la Collection Clairambault. n

TYPE AILMORIAL 121

(1383) ; debout tenant un écu et une épée haute sur le sceau de Nice de Moscoet (1345) ; accompagné de quatre cygnes et de quatre soleils, sur celui de Louis de Sancerre (1376) K

Les dames-support sont assises ou debout, tenant généralement d'une main un heaume et de l'autre un écu. Sur le sceau d'Yvon Huart (1371), la dame est assise, une main posée sur un lion accroupi et tenant de l'autre un écu suspendu à un arbre ; sur celui de Jean du Cygne (1437), elle porte une épée haute et un écu ; sur celui de Robert Patry (1369), elle tient des deux mains un écusson supporté par deux lions -. Une scène fort gracieuse sert de support à l'écusson de Guillaume Cousinot (14a0) ; dans un jardin entouré d'une palissade, un gentilhomme et une dame sont enlacés et penchés l'un vers l'autre et la dame tient lécu des Cousinot 3.

Un certain nombre de sceaux sont ornés d'écussons portés par des animaux isolés. L'un des plus anciens est celui d'Aymar de Bressieu (1258) où l'écu est sur un lion rampant qu'il recouvi^e presque en entier. L'écu de Jean, fils du dauphin Humbert (1294), est suspendu par une guiche au col d'un griffon ^ ; c'est un chien heaume qui porte celui de Guillaume de Bourbon ;1364) ;

1. Demay. Inventaire de la Collection Clniranihaull, n°' 4089 el 8379. — Roman. Inventaire des sceaux des Pièces originales, n'

2. Demay. Inventaire de la Collection Clairambault, n" 7007. — Roman. Inventaire des sceaux des Pièces originales, n" 3817.

3. Romax. Inventaire des sceaux des Pièces originales, n" 36i3.

4. Roman. Sceaux des familles seigneuriales de Dauphiné, n"- 192 et 839.

un cygne à tête humaine celui de Philippe d'Orléans, comte de Valois (1365); un aigle d'un style superbe tenant deux lions dans ses serres a sur la poitrine l'écu de Louis, duc d'Anjou (1370); un lion accroupi et tenant une fleur de lys dans ses griffes, porte pendu à son cou lécu de Jacques de Caresses (1386) ; un dragon porte celui dAndrieu Bencelin (1387) et un léopard celui de Mahieu Carette (xv<^ s.) '.

Le duc Jean de Berry a affectionné les sceaux à motifs de ce genre; en 1344, 1364 et 1393 ses petits sceaux représentent une aigle heaumée et battant des ailes (pi. XV, n** 3), un cygne heaume, et un ours debout, portant des écus et des bannières ~.

L'un des sceaux à la fois les plus compliqués et les plus intéressants que je connaisse avec ce mode d'ornementation, est celui de Jean II de Chalon, comte d'Auxerre (1343). Il représente un griffon les ailes éployées, la tête remplacée par un buste de chevalier, armé de toutes pièces, l'épée haute, coiffé d'un heaume couronné cime d'une corne ; il pose une patte sur une tête humaine barbue (probablement une tête de Sarrasin) et l'autre sur un écu armorié -^

Les cimiers sont variés à l'infini ; des têtes et des cols de tous les animaux possibles dans des vols étendus, des

1. Bibl. nat., Cabinet des titres, Pièces originales, t. 288, dossier 6219, n° 3. — DouiJT DArcq. Colleclion de sceaux, n" 342 et 1628. — Demay. Inventaire de la colleclion Clairamhaull, n°' 1351, 3965 et

2. Doi;iiT n'AncQ. Colleclion de sceaux, n"' î23, 42 î et 426.

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