Demay. Inventaire de la Collection ClairambauU, n
3. UouiÏT d'Arcq. Collection de sceaux^ n" i75. — Bibl. nat. niss. tVanç. 2037 i, n°15.
i. Bibl. nat. mss. lal. 5170. p. 83 et ôi7t), p. 17 et S7.
126 MANUEL DK SIGILLOGKAPIMI'; FRANÇAISK
partir de 13o0, les dames font, au contraire, un usage presque exclusif du sceau armoriai.
Ainsi au centre du sceau de Blanche de France, duchesse d'Orléans (1353), est un B, initiale de son nom, entouré de quatre écussons de France et d'Orléans, dans un quadrilobe ouvragé *. Catherine, comtesse de Vendôme (1374), a un écu carré ou en bannière, contenu dans un encadrement qui renferme les quatre symboles des évangélistes ~.
A partir du xv® siècle, les écus des dames sont le plus souvent en losange. Marguerite, duchesse de Bourgogne (1403), Marie de Bretagne, duchesse d'Alençon (1421), Isabelle de Portugal, duchesse de Bourgogne (1438), Catherine d'Armagnac, duchesse de Bourbon (1484), ont des sceaux avec des écus de cette forme, entourés des symboles des évangélistes et d'autres ornements variés et cet usage s'est perpétué jusqu'à l'époque moderne ^.
Je dois signaler le sceau remarquable de Marie de Bretagne, comtesse de Provence (1388). Le type est un grand iT? oncial couronné, la couronne soutenue par deux anges volant ; sur la barre perpendiculaire centrale sont gravées les armoiries d'Anjou-Sicile ; dans l'intervalle qui suit à gauche, celles de France ; dans l'intervalle de droite, celles de Bretagne, et sur les jambages incurvés extérieurs une L et un K, initiales des noms de Louis et de Charles, fils de la princesse '*.
En général les femmes partissent leurs armoiries avec