Bibl. nat. mss. franc. 20484, n<" 29 et
celles de leurs maris ; rarement les armoiries des deux époux sont écartelées dans le même écusson. En 1297 Jeanne de Longni, femme de Pierre d'Evrecy, a pour type de son sceau un arbre auquel sont pendus les écus juxtaposés des deux époux ^.
Certains offices exercés en commun par plusieurs titulaires avaient des sceaux sur lesquels étaient gravées les armoiries de tous les titulaires ; on constate cet usage sur les sceaux des receveurs des aides, des receveurs des montres et de la maréchaussée de France.
Jean de Ghambly et Gui de Beaumont, receveurs des montres en 1367, ont fait graver sur leurs sceaux leurs deux écus juxtaposés, dans une rosace gothique '^. Au contraire Robert de Wargnies, Roger le Masuier et Pierre Bourgeoise, autres receveurs des montres (1370), ont un sceau commun dans lequel leurs trois armoiries sont combinées dans un écusson unique qui forme un coupé parti en chef ^.
Les maréchaux de France, du Dauphin et duc d'Anjou, toujours au nombre de deux, ont aussi des sceaux communs. Les maréchaux de France de 1346 au xvi^ siècle ont leurs armoiries parties dans un unique écusson contenu dans un encadrement gothique, entouré de feuillages et de banderoles ou suspendu à un arbre par une guiche.