Bibl. nat. ms. lat. 17043, p
4. Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n°" 5824 et 5828. — Bibl. nat. ms. lat. 17025, n» 38.
notée est celle de Jean de Comines, évêque du Puy en 1305. Il est debout, mitre, tenant d'une main la crosse et de l'autre une épée haute, symboles de sa double autorité spirituelle et temporelle. Ce sceau rappelle ceux des juridictions temporelles et offîcialités des évêques d'Autun et de Gap, sur lesquels sont gravés une crosse et une épée juxtaposées, avec la légende : Ecce gladii duo hic (1240-1280-1309)1.
Au milieu du xiii° siècle paraît un ornement nouveau, qui ne tarde pas à prendre dans le sceau épiscopal une place considérable, le baldaquin. Le sceau d'Othon de Grasse, évêque élu de Gap (1252), en offre l'un des plus anciens exemples ; au-dessus du personnage, un petit baldaquin gothique, ajouré, est supporté par deux colonnettes ; Raymond de Mévouillon, archevêque d'Embrun (1292), est, au contraire, debout, sous un baldaquin suspendu, en forme d'édicule composé de trois pavillons -. Peu à peu le baldaquin se complique, se surmonte de clochetons avec pinacles et feuillages à crochets. En 1435, le sceau de Jean, abbé de Saint- Wandrille, est orné d'un baldaquin, véritable monument gothique ; derrière le personnage s'ouvre la perspective d'une nef d'église avec fenêtres en arc brisé et colonnettes surmontées de fines dentelures ^.
i. DouËT d'Arcq. Collection de sceaux, n"' 6827, 6915 et 6946. — Roman. Sigillographie du diocèse de Gap, pi. XI, n" 43.
2. DoLKT cI'Akcq. Collection de sceaux, n° 6317. — Roman. Sigillographie du diocèse de Gap, pi. II, n° 7.