‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 96 sur 205 · I. Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, ii · texte numérisé non relu

I. Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, ii

TYPE HAGIOLOGIQUE 173

béni par une main céleste, est étendu sur un gril (pi. XXIV, n° 2). Celle de Gorze (1321) a fait graver sur le sien un saint Georges d'un beau style, vêtu en chevalier, tenant une lance à pennon et chevauchant sur champ ouvragé (pi. XXV, n° 1) ',

Pour les sceaux d'évêques, abbés ou dignitaires capitulaires, l'évolution du type est tout autre. Nous avons vu dans le chapitre précédent que ces personnages se font d'abord représenter en buste ou en pied, puis sous des baldaquins gothiques ; vers le milieu du xiii^ siècle, un autre mode de composition fait son apparition ; le sigillant n'est pas absent de son sceau, mais il s'adjoint son patron et même se subordonne à lui. Ce type se compose généralement, au début, d'une figure de saint de face au haut du sceau ; au-dessous, sous une voûte, lévêque ou l'abbé est à genoux et prie ; aucun baldaquin ne paraît encore. Eudes Clément, archevêque de Rouen (1256), est de profil, agenouillé sous une voûte, au-dessus de laquelle la Vierge est assise entre deux anges adorateurs (pi. XXIII, n° 3) ; au-dessus de Pierre, archiprêtre de Flavigny (1256), de P. Silvain, chanoine de Saint-Pierre-le-Puellier de Poitiers (xiv^ s)., de Raymond, prieur de Cazeneuve (1301), la Vierge est à mi-corps de face ; sur le sceau de Guillaume, prieur de Cornillan (1258), la salutation angélique est représentée au-dessus du prieur de profil ; sur celui de Guillaume, prieur de Sainte- Agathille (xiii'' s.), c'est sainte Agathe qui est figurée à mi-corps et de face au-dessus du prieur agenouillé ; enfin Guillaume de Royn, évêque de

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