Drmay. Invenlairy des sceau-i de Picurdie. n
;'i. Roman, liiillrlin des \nli(iii;iires d<' l-'nuice. IS77. p. is.
178 MAM i:l ue sigilluitRaphie française
un livre, enfin la huitième renferme un évèque debout, (le proiil, sans cloute 1 évêque de Paris '.
Le sceau de l'Ecole de médecine de Montpellier au XIII'' siècle représente la Vierg-e à mi-corps au-dessus d'un docteur enseignant et du bœuf ailé de saint Luc. Celui de l'Université de la même ville en 1293 a pour type la Sagesse couronnée et assise au-dessus de six étudiants représentant les arts libéraux ; la légende est : Per me reges rec/nanf et potentea scrihunt justiciam. Enfin le sceau de TUniversité de Gaen postérieur à 1 'i-37 est armoriai, mais l'écu est accompagné de cinq écoliers symbolisant les cinq facviltés -.
A partir de la tin du xv*" siècle, le style de quelquesuns de ces sceaux à baldaquins se modifie ; au lieu d'être gothiques ils s inspirent de la Renaissance italienne . Ce sont alors des édicules soutenus par des colonnes classiques, surmontés de frontons supportés par des corniches et plus ou moins imités de lantique. Evidemment les graveurs de ces sceaux, que l on trouve surtout dans le midi, étaient Italiens ou élèves d'Italiens, mais à côté d'eux les graveurs fiançais continuent à orner leurs baldaquins à la mode du moyen âge. Cet usage du baldaquin disparaît au commencement tiu xm]*" siècle.
Il n est pas inutile de rechercher dans quelle attitude et avec quels attributs Dieu et les saints ont été repré-