OBSERVATION SUR LES SEMIS
grande hauteur et, même alors, il faudra venir les retourner environ tous les quinze jours. Les magasins devront être établis en Ueu frais sans être humide. On les place ordinairement sous des hangars fermés attenant à la sécherie.
Avec ces précautions, on pourra conserver les graines résineuses pendant deux ou trois ans. Mais il est à remarquer qu'elles se gardent plus sûrement dans les cônes, et il sera préférable de le faire quand on disposera de locaux suffisants, en ayant soin de ne pas les accumuler sur une trop grande hauteur et de les remuer de temps à autre. Néanmoins, il est toujours prudent d'employer les graines fraîches ; parmi les autres, il j en a beaucoup qui ne germent plus qu'au second printemps, en donnant souvent des sujets malingres et sans avenir. — Le sapin ne peut se conserver au delà d'un hiver,
Okserration. — Il est bien entendu qu'on ne peut procéder par semis direct que pour les essences à tempérament robuste. Celles dont le tempérament est délicat ne sauraient être mises en place que dans des conditions suffisantes d'abri. Cet abri est fourni naturellement toutes les fois qu'on opère sous des peuplements existants, après les avoir disposés en coupe d'ensemencement. C'est ce qui a lieu quand on veut faire
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une substitution d'essences ou ramener un mélange disparu. Mais il fait complètement défaut sur, des terrains nus. On a alors proposé différents moyens, soit le semis préalable d'essences à croissance rapide, soit une culture simultanée de céréales. Ce dernier procédé est bon lorsque l'essence ne réclame qu'un abri momentané, comme l'orme qui germe au moment des chaleurs ; mais il ne saurait s'appliquer aux essences qui demandent de l'abri pendant plusieurs années.
Pour celles-ci, il faut recourir à une végétation ligneuse, et comme la main-d'œuvre reste la même, on doit évidemment donner la préférence à des essences capables de couvrir la dépense au bout d'un certain temps. Le pin sylvestre, le bouleau et, dans les terrains fortement calcaires, le pin noir d'Autriche paraissent le mieux remplir le but. Les deux premiers surtout ont le couvert léger, et l'expérience montre que leur ombrage est très-favorable à l'introduction du chêne, du hêtre et du sapin en sous-bois lorsqu'ils sont à l'état de perchis. Le chêne, il est vrai, ne craint ni la lumière, ni la chaleur, mais il est très-sensible à l'action des gelées printanières. De plus, on ne doit pas l'élever à l'état pur, et on trouve ainsi le moyen de l'associer à ses auxiliaires naturels. L'aune rend les mêmes ser-