REBOISEMENT DES DUNES
tier, on rechausse la dernière rangée de broussailles pour lui permettre de résister au vent. Il faut mêm« avoir soin de la faire bi«n égale et de bien l'appliquer contre le sol, afin de ne donner aucune prise aux ventouses ; car, en une seule nuit, le travail de plusieurs jours peut être perdu.
Les pins, les genêts et les ajoncs lèvent ensemble, et on remarque qile les pins sont d'autant plus beaux que les genêts et les ajoncs sont plus nombreux. Quand ces derniers font défaut, on doit veiller avec grand soin au maintien de la couverture, dont la protection est nécessaire pendant environ quatre années. On doit même quelquefois la renouveler, et c'est un des princijraux travaux d'entretien.
Au bout de quelques années, on peut souvent procéder au reboisement de la dune littorale ellemême en établissant, plus près encore de la mer, une nouvelle palissade. Mais qu'on la reboise ou non, il est toujours nécessaire d'entretenir une dune littorale ; autrement les travaux seraient inévitablement enfouis par le mouvement continuel des nouveaux sablca.
Telle est, en abrégé, la nature des travaux à exécuter. Ils sont souvent pénibles et, dans certaines conditions difficiles, l'hectare de dune fixée et reboisée ne revient pas à moins de 500 francs.
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Cette dépense cesse de paraître considérable si on tient compte de Tabri protecteur qui en résulte pour tout ce qui est en arrière. Elle consiste, pour la presque totalité, dans l'établissement et l'entretien des palissades et principalement dans les frais de transport, sur un long parcours, des planches et des fagots de broussailles à travers des sables mouvants d'une très grande profondeur.
Il me reste à indiquer le traitement (^u'on doit faire subir au pin maritime pour le soumettre an gommage. Mais, auparavant, je signalerai encore ce fait qu'à la suite du reboisement des dunes, les lottes se sont asséchées, soit à cause de l'évaporation produite par la végétation, sôit plutôt par suite de la formation du terreau qui retient Teau sur place, soit enfin par d'autres raisons encore inconnues ; si bien qu'on a pu également reboiser colles qui n'étaient pas soumises au pâturage ou qu'on avait mises en défends.
Il paraît d'abord bien établi que le résinage n'est rémunérateur que là où le pin maritime est dans sa vraie station. Or, c'est seulement sous les climats chauds et doux qu'il est spontané. On le trouve abondamment répandu sur le littoral de l'Océan, entre l'embouchure de l'Adour et celle de la Gironde. Au nord de ce dernier fleuve,