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GEATMAGE DU PIN MARITIME

entre Royan et Rochefort, il est déjà moins vigoureux ^ son bois est moins résineux, et il n'atteint plus les mêmes dimensions. Les massifs eux-mêmes sont plus clairs. Plus haut encore, et surtout dans le bassin de la Loire où, à tort selon moi. on Ta introduit avec trop d'abondance, le pin maritime n'est plus du tout à sa place. Il ne se maintient plus naturellement, sa longévité est trèsrestreinte, son bois perd toutes ses qualités, et il n'est plus possible de le résiner avantageusement.

La résine n'est abondante que chez les sujets bien éclairés, vigoureux et à feuillage épais. Aussi est-on conduit & desserrer fortement les peuplements dès l'âge de six à huit aus. Jusqu'à l'âge de vingt ans, on renouvelle les éclaircies tous les cinq ou six ans, de manière à n'avo'.r plus que 600 à 700 tiges par hectare k cet âge. A ce moment, on peut commencer à résiner les pieds destinés à disparaître. C'est pourquoi on désigne d'avance les 200 ou 250 tiges qui tomberont dans la prochaine éclaircic à vingt-cinq ou vingt-six ans et, après trente ans, on laisse seulement 250 à 300 pieds par hectare Ce nombre eat encore réduit et ramené successivement à 200 et même 150 tiges, qui restent sur pied jusque vers soixante-dix ou quatre-vingt ans, âge auquel il convient de renouveler la pineraie, quand on ne

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Isi considère qu'au point de vue de la production résineuse.

Ce renouvellement s'obtient soit à Taide des semis naturels qui se sont présentés et maintenus sur le sol pendant les dernières années, soit à Faide de repeuplements artificiels. D'aprèsM.EIoi Samanos^ ceux-ci se font ordinairement par semis dans les Landes. Pour y procéder, il conseille de piqueter des lignes distantes entre elles de 4 à 6 mètres, selon l'espacement qu'on veut donner aiix arbres, de les cultiver profondément à la pioche ou à la charrue sur une largeur minima de 60 centimètres, d'y répandre 6 kilogrammes de graines de pin par hectare, et de les recouvrir h l'aide d'un léger hersage.

Pendant les premières éclaircies, jusqu'au moment de commencer le gemmage, on élague les branches basses, de manière à obtenir une hauteur de fût d'au moins 5 mètres. Cet élagage a pour objet d'enïpêcher la présence de chicots morts, qui sont un obstacle à l'écoulement de la résine. Les entailles se font aussi plus facilement et plus régulièrement quand on opère sur les couches de bois continues qui ont recouvert les plaies d'élagage. L'expérience paraît avoir confirmé Fefficacité de cette opération. Mais on doit bien prendre garde, tout en coupant les branches rez- tronc, d'élargir inutilement la plaie. On doit

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