I» DESSIN MICROSCOPIQUE
sé^, le dessin de chaque élément en particulier.
Pour percevoir bien nettement l’objet et le crayon, il est bon de se placer verticalement au-dessus de l’oculaire muni de sa chambre claire et de tâcher, à l’aide des deux yeux, de voir en même temps l’image, l’objet et le crayon. Si l’on ne distinguait pas tout d’abord la pointe de ce dernier, on le ferait monter ou descendre alternativement sans cesser de regarder, jusqu’à ce qu’on puisse apercevoir sa silhouette au i niveau du papier.
L’image obtenue, il reste à connaître ses dimensions. M. Malassez a publié un petit procédé aussi simple que pratique pour arriver à ce résultat :
« Rien n’est plus facile, dit cet habile observateur, que de faire d’emblée et à la chambre claire un dessin d’un grossissement voulu. On commence par mesurer micrométriquement (voir au chapitre suivant) la longueur d’une partie quelconque de la préparation à dessiner; on multiplie cette longueur parle grossissement voulu, puis on marque sur le papier à dessin deux points distants l’un de l’autre de la longueur trouvée. Regardant alors le papier à dessin à l’aide
Ide la chambre claire, on baisse ou on monte, soit le tube rentrant du microscope, soit le papier à dessin, jusqu’à ce que l’image de la partie mesurée se trouve exactement comprise entre les deux points ci-dessus. Le dessin fait dans cette position aura évidemment le grossissement voulu. » (Malassez, Archives de physiologie, 1876, p. 84.)
Nous pourrions parler également d’autres modèles de chambre claire, mais ils sont plus compliqués et aucun ne donne plus nettement l’image simultanée de l’objet et du crayon.