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I. — OXYGÈNE

Gaz incolore, inodore, insipide, non combustible. Réputé permanent, il vient d'être solidifié et liquéfié par Gailletet et Pictet.

PHYSIOLOGIE

Action sur la nutrition. — L'oxygène joue un rôle considérable dans les phénomènes de la vie, puisque c'est lui 'qui, se combinant avec les principes

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immédiats des éléments analomiques, les brûle ; il est par conséquent l'agent d'une des trois phases de la nutrition, la combustion. Cette combustion des éléments anatomiques est la source la plus abondante de la chaleur animale.

Action sur le sang. — • L'oxygène pénètre dans le sang par les appareils respiratoires pulmonaire et cutané. Il est d'abord pris parle sérum du sang, où il se dissout, mais il se rend bientôt aux globules rouges {hématies), sur lesquels il se fixe à l'état de combinaison instable. C'est avec une substance spéciale de l'hématie, Vhémoglobine, que se fait cette combinaison qui porte le nom à' oxy hémoglobine. L'hémoglobine est brune et présente au spectre solaire deux bandes d'absorption; Toxyhémoglobine est rouge et ne présente qu'une seule bande.

Le sang artériel est rouge parce qu'il renferme plus d'oxygène (16 vol. p. 100) que le sang veineux (6 vol. p. 100).

Les recherches de Hayem ont démontré que les inhalations d'oxygène augmentent le nombre des hématoblastes et des hématies.

L'oxygène peut être facilement chassé de sa combinaison avec l'hémoglobine, au moyen de la pompe pneumatique ou par l'intervention de l'oxyde de carbone.

Action sur le système nerveux. — Cerveau. — Indépendamment de ses fonctions de nutrition, l'oxygène a une action excitante sur le système nerveux. Les expériences de Brown-Séquard sont démonstratives et curieuses à cet égard. Un chien étant décapité, Brown-Séquard injecta par les quatre troncs artériels de la tête du sang oxygéné. Au bout de

deux à trois minutes, il vit apparaître des mouvements des yeux et des muscles de la face. Ces mouvements semblaient dirigés par la volonté, et ils se produisirent pendant un quart d'heure, temps de l'expérience. Quand on cessa Tinjeclion, les mouvements volontaires furent remplacés par des convulsions des yeux et de la face, par les mouvements respiratoires des narines, des lèvres et des mâchoires, puis par des tremblements, phénomènes ordinaires de l'agonie. Il semblait donc que l'injection eût fait revivre la tête de l'animal.

Moelle et racines rachidiennes. — Si, à l'exemple de Brown-Séquard, on ouvre le canal rachidien et on met à nu la dure-mère, les régions innervées par les nerfs qui prennent naissance au niveau de la partie découverte sont le siège d'une hypéresthésie marquée. Cette hypéresthésie est bien due à l'oxygène de l'air, car on sait que l'azote est indifférent; et si au moyen d'un appareil particulier on retire l'air qui est au contact de la dure-mère, et qu'on le remplace par de l'hydrogène, la sensibilité n'augmente pas. Dès qu'on retire l'hydrogène pour faire rentrer de l'air dans l'appareil, l'hypéresthésie reparaît.

Cette expérience montre bien que l'oxygène excite les parties du système nerveux qui ont été mises à découvert, mais elle ne permet pas de localiser cette excitation et de savoir si elle s'adresse plus particulièrement à la moelle ou aux racines rachidiennes.

Nerfs péi'iphériques et grand sympathique. — Des expériences analogues faites sur les nerfs sensitifs, moteurs et grand sympathique abdominal, établissent l'action excitante de l'oxygène sur ces organes.

Action sur les muscles striés et lisses. —

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Brown-SéquarcI amputa le bras d'an supplicié neuf heures après la décapitation, et lorsque la rigidité cadavérique fut complète, lorsque l'électricité ne produisit plus aucune contraction, il injecta par l'artère humérale du sang de chien défibriné et oxygéné. La rigidité disparut, la peau reprit sa couleur naturelle, redevint élastique et souple, les bulbes pileux s'érigèrent et le phénomène de la chair de poule apparut. L'irritabilité musculaire persista pendant huit heures.

On sait que la rigidité cadavérique est due à la coagulation de la myosine; l'oxygène fait donc disparaître cette coagulation, puisqu'il rend au muscle son irritabilité.

Quant à la contraction des muscles lisses de la peau, contraction qui produit la chair de poule, on ne sait si elle est le résultat de l'action de l'oxygène sur le muscle lisse lui-même ou sur les nerfs.

Action sur le cœur. — Dans ses expériences, Gyon a fait voir que le contact du sang oxygéné excitait les contractions cardiaques, tandis que le contact d'un sang chargé d'acide carbonique les paralysait. Cette excitation est due à l'action de l'oxygène sur le muscle et sur les nerfs.

La privation d'oxygène entraîne des phénomènes semblables à ceux qu'on éprouve sur les hautes montagnes et qui constituent le mal de montagne. Le mal de montagne, caractérisé par la lassitude, la prostration, la somnolence, des vertiges, des syncopes, cesse rapidement dès qu'on respire de l'oxygène.

Action sur la respiration. — Bernstein a démontré que l'absence ou la diminution d'oxygène dans le sang a pour effet d'exciter le centre inspiratoire et

par conséquent de produire des inspirations plus fréquentes et plus amples.

Action toxique. — Bien qu'il soit le gaz de la vie, l'oxygène n'en est pas moins toxique lorsqu'il est absorbé en trop grande quantité par l'organisme, ainsi que Paul Bert l'a démontré. Le sang renferme normalement 20 p. 100 d'oxygène; dès que la proportion s'élève à 30 p. 100, les symptômes d'intoxication apparaissent. Ils consistent en des convulsions et contractures semblables à celles de la strychnine. Le cœur bat lentement, la température s'abaisse, les combustions sont enrayées. A 35 p. 100 la mort survient. Pour que l'oxygène pénètre en trop grande quantité dans l'organisme, il faut qu'il soit soumis à une forte pression et pour ainsi dire refoulé dans le sang, car les simples mouvements respiratoires ne peuvent pas produire cette surcharge.

L'oxygène a ses principales indications dans l'asphyxie et les dystrophies constitutionnelles. Il est contre-indiqué dans les affections fébriles.

Asphyxies. — Dans l'asphyxie par simple privation d'air, telle que celle qui résulte de la strangulation, de la pendaison, de la submersion ; dans les asphyxies avec empoisonnement par le sulfhydrate d'ammoniaque, l'oxyde de carbone, l'oxygène est formellement indiqué. La respiration artificielle et les inhalations d'oxygène sont le plus sûr moyen de sauver les asphyxiés.

Asthme. — L'asthme est une névrose qui s'accompagne de dyspnée intense avec menace d'asphyxie. On a employé l'oxygène, mais on n"a jamais obtenu

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que des succès peu importants, c'est-à-dire la diminution de la dyspnée. On devait s'y attendre.

Diabète, albuminurie, obésité. — Le diabète, l'albuminurie, l'obésité, sont rationnellement justiciables du traitement par l'oxygène. Dans ces dystrophies, la combustion du sucre de l'albumine ou de la graisse amènera la disparition de ces substances ; c'est le but à atteindre. Des essais ont été faits parEckart sur un albuminurique, et il obtint la diminution de l'albumine.

Phtisie. — Se fondant sur cette idée que le tubercule se développe habituellement sur les sujets dont la nutrition est languissante, on a tenté d'activer la nu tri lion chez les tuberculeux au moyen de l'oxygène. Les résultats ont été peu avantageux; souvent même on a produit des symptômes inflammatoires L'oxygène ne pourrait convenir qu'aux phtisies chroniques et torpides.

Anémies. — L'anémie de la convalescence, la chlorose se trouvent bien du traitement par l'oxygène.

Usage externe. — Demarquay a essayé d'appliquer l'oxygène au traitement des plaies. Ce gaz retarde la cicatrisation. Mais dans V asphyxie locale et la gangrène symétrique des extrémités, un manchon entourant le membre et mis en communication avec un appareil producteur d'oxygène rend les plus grands services. De nombreux succès sont dus à ce procédé.

Veau oxygénée est un très bon antiseptique ; Péan et Baldy l'ont essayée dans le pansement des plaies de diverse nature, et n'ont eu qu'à s'en louer. Damaschino et Baldy l'ont employée avec succès dans le traitement du muguet.

MODE d'administration

Pour pratiquer des inhalations d'oxygène, Limousin a construit des ballons qu'on remplit de ce gaz. Le gaz sort par un tube muni d'un robinet et qui passe dans un flacon laveur sur Tembouchure duquel on respire. Quant aux doses, il n'y a pas à s'en inquiéter, car nous avons vu que pour que l'oxygène soit absorbé en trop grande quantité et produise des effets toxiques, il faut qu'il soit soumis à une forte pression.

L'eau oxygénée peut être donnée à l'intérieur dissoute dans huit fois son volume d'eau ordinaire, à la dose de 5 à 30 grammes. C'est ainsi que Baldy l'administre dans le diabète.

PHYSIOLOGIE

Le fer est le seul métal qui fasse normalement partie de l'organisme et qui joue un rôle important dans les phénomènes de la nutrition. Le corps d'un homme pesant 70 kilog. en renferme 3 grammes. Tout le fer de l'organisme provient des aliments et parmi ceux-ci les Jentilles (0,008 p. 100), les fèves (0,007 p. 100), les œufs de poule (0,005 p. 100), ]a viande de bœuf (0,004 p. 100), sont ceux qui en contiennent le plus (Boussingault). Pour un homme sain il suffit que ses aliments renferment 5 centigrammes de fer par jour.

La majeure partie du fer de l'organisme est contenue dans l'hémoglobine des hématies : 1000 gr. de sang en renfermant 55 centigr. Il est probable que c'est sur le fer de l'hémoglobine que se fixe l'oxygène,

car ou a constaté que le pouvoir d'absorption du sang pour ce gaz est exactement en rapport avec sa richesse en fer (Nothnagelet Rossbach). La quantité du fer de l'organisme varie suivant :

1° Le régime. — Un régime azoté augmente le fer. Les cendres d'une certaine quantité de sang d'un chien nourri pendant vingt jours avec de la viande ont donné 12 p. 100 de fer.

Un régime non azoté le diminue. Les cendres du sang de ce même chien nourri pendant vingt jours avec du pain n'ont donné que 8 p. 100 de fer (Panum).

2° Vàge. — Le fer augmente jusqu'à quarante ans, puis diminue peu à peu.

3° Le sexe. — Le sang de l'homme est plus riche en fer que celui de la femme.

4° Les maladies. — Certaines maladies font baisser sensiblement le chiffre du fer. Dans le rhumatisme articulaire aigu il peut descendre de 0,55 p. 1000 à 0,45, dans l'anémie à 0,36, dans la chlorose à 0,30.

Absorption. — Les sels de fer faibles, tels que le citrate, sont rapidement absorbés par le tissu cellulaire sous-cutané.

Dans la bouche, les composés ferrugineux solubles provoquent une saveur métallique, styptique, due à la combinaison du sel avec les substances albumineuses de la muqueuse buccale.

Dans ïestomaCj les préparations ferrugineuses insolubles dans l'eau, telles que : limaille de fer, fer réduit par l'hydrogène, etc., se dissolvent partiellement dans le suc gastrique et s'absorbent. Ce qui n'a pas été dissous se combine avec les acides du suc gastrique et forme des lactates, des protochlorures (Rabuteau) de fer, formes sous lesquelles ils sont absorbés.

Les préparations solubles. : iodure, pyrophosphate, citrate, Jaclale de fer, sont probablement absorbées directement.

Il résulte de ces faits qu'il y a avantage à donner les préparations solubles dans l'eau, puisque les autres ont besoin de l'action du suc gastrique, qui souvent fait défaut dans les maladies qui réclament l'emploi du fer.

Dans Vintest'm, le fer passe à l'état de sulfure qui colore en noir les matières fécales. La quantité de fer qui se trouve dans les matières fécales a fait dire à quelques auteurs que ce médicament ne s'absorbait pas ; mais si le fait est vrai la conclusion est défectueuse, car il est démontré qu'il se fait par la bile une élimination assez considérable de fer. Ce métal est donc soumis dans Forfianisme à un mouvement d'assimilation et de désassim dation très actif (Nothnagel et Rossbach). L'usage prolongé des ferrugineux est fréquemment suivi de constipation, due probablement à l'astringence du médicament.

Action sur le sang. — Nous avons vu plus haut que la majeure partie du fer de l'organisme se trouvait dans l'hémoglobine des hématies. Le fer absorbé est donc destiné à l'hémoglobine. Mais l'hémoglobine a une composition constante, et le fer nouveau-venu ne peut se hxer sur les hématies déjà existantes. Il sert simplement à la fabrication d'hématies nouvelles qui proviennent très vraisemblablement des hématoblastes.

Cette augmentation du nombre des hématies par remploi des ferrugineux a été constatée souvent chez des malades anémiques. Rabuteau ayant administré o centigrammes de fer, pendant vingt jours,

à unejeune fille anémique, a vu monter le chiffre des hématies de 2,919,000 à 4,578,000.

On a dit que l'usage des ferrugineux pouvait amener, chez des sujets sains, une pléthore générale. Les observations publiées sur ce sujet ne paraissent pas très concluantes. Du reste la pléthore ne peut-elle exister sans augmentation du nombre des hématies?

Action surlaDutrition. — Par suite del'augmentation du nombre des hématies, le sang fixe davantage d'oxygène eties combustions se trouvent activées. Les observations de Pokrowski, prises sur des malades, montrent une élévation de la température et une élimination plus grande que l'urée. Rabuteau a également constaté sur lui-même l'élévation du chiffre de l'urée.

Action sur les sécrétions. — La seule donnée qu'on ait à ce sujet est celle de Bistrow, qui vit le lactate de fer diminuer la sécrétion lactée.

L'acidité des urines est augmentée (Rabuteau).

Élimination. — Le fer s'élimine par des voies multiples. Le liquide dans lequel on le trouve en plus grande quantité est la bile, puis viennent l'urine, la sueur, la salive, le suc gastrique, le suc pancréatique, le mucus de toutes les muqueuses.

Anémies. — Les ferrugineux sont indiqués spécialement dans les anémies. Mais parmi les anémies il en est qui sont plus ou moins tributaires du fer, suivant la cause qui les a produites. Vanémie de la chloruse (i) est celle qui réclame le plus énergiquement

(1) Les rech. relies de Hayen, Potain, Malassez, Quinquand, ont établi que la chlorose ne tient pas tant à la diminution du nombre des hématies qu'à leur teneur moins grande en hémoglobine et par conséquent en fer.

l'emploi des ferrugineux. Au moyen de ceux-ci et par une hygiène appropriée, on parvient facilement à faire disparaître les symptômes de cette maladie générale qui trouble la plupart des fonctions. Les palpitations, la dyspnée, ladypepsie, la torpeur intellectuelle, les névralgies, l'aménorrhée, la dysménorrhée des chlorotiques doivent être traités par le fer.

L'anémie consécutive aux hémorrhagies est rapidement améliorée par les ferrugineux, à condition que les hémorrhagies ne soient pas dues à un excès de pression vasculaire.

L'anémie des convalescents, des cuisiniers est avantageusement combattue par le fer.

Les ferrugineux sont également utiles dans les anémies diathésiques, telles que celles qu'on observe dans la scrofule, le rachitisme, la syphilis, la cachexie paludéenne, etc., mais ils doivent être donnés concurremment avec d'autres médicaments.

Hémophilie. — Dans l'hémophilie, les préparations martiales sont nettement indiquées.

Phtisie. — Les plus éminents cliniciens ont reconnu que le fer était plus nuisible qu'utile dans la phtisie. Mais il y a une distinction à faire à ce sujet. S'agit-il d'une phtisie fébrile arrivée à la seconde période ? le fer est contre-indiqué, car il ne fait qu'accroître la fièvre; s'agiL-il, au <îon traire, d'une phthisie en train de se développer sur un sujet chlorotique, en état de misère physiologique? les préparations martiales seront un adjuvant utile au relèvement de l'organisme débihté.

Diabète, obésité. — Les ferrugineux activant les combustions organiques, le raisonnement conduit à les administrer dans le diabète et l'obésité. Heine et

Rabuteau les ont prescrits dans le diabète et ont eu à s'en louer.

Diphtérie. — Aubrun et Isnard ont préconisé le fer dans la diphtérie. Le traitement consiste à toucher les fausses membranes avec du perchlorure de fer, et à prendre à l'intérieur, à haute dose, ce même médicament. Sur 39 cas de diphthérie, Aubrun a obtenu 35 guérisons.

Contre-indications. — Les ferrugineux sont contre-indiqués dans les affections fébriles, et chez les personnes pléthoriques. Les lésions valvuiaires du cœur qui s'accompagnent de cyanose sont aussi une contre-indication.

Emploi chirurgicaL — Le perchlorure de fer, grâce à sa propriété de coaguler l'albumine en formant des albuminates insolubles, est journellement employé pour arrêter les hémorrhagles.

Onse sert d'une solution au trentième, dont 14gouttes convertissent en caillot un centilitre de sang.

On connaît les heureux résultats des injections de perchlorure dans les varices et les anévrysmes. Dans ce cas, il ne faut jamais user de solution au-dessus de 30 degrés, car on risquerait de détruire les parois des vaisseaux.

Préparations. — Doses.

Au point de vue de l'administration, les préparations martiales peuvent se diviser en solubles et insolubles dans l'eau.

Les préparations 27250/^6/^5 sont plus ou moins attaquées par le suc gastrique et absorbées.

Les principales sont :

La limaille de fer, peu employée. — Dose : O^^Oô à 0^',50 par jour.

Le fer réduit par l'hydrogène. — Dose : O^^Oo à 0^'',50 par jour.

Le carbonate de fer. Très employé. Cest lui qui entre clans les pilules de Blaud, de Vallet. — Dose : O^^oô à O^f-SO.

Chaque pilule renfermant 0^^05, on en donnera de 1 à 5.

Le sous- carbonate de fer^ ou safran de Mars apéritif, composé de sesquioxyde et de carbonate de fer, se donne à la dose de 0^'-,0'o à O^'^bO.

L'oxyde noir ou étkiups martial. Même dose.

Lç^ phosphate de fer. — Même dose.

Les préparations sohibles les plus habituelles sont : le protochlorure qui, d'après Rabuteau, est la meilleure préparation, puisque toutes les autres sont absorbées sous cette forme. Dose : Os',10 àO^%20.

Le perchlorure est surtout employé comme remède interne dans les hémorrhagies.

A coup sûr il ne conserve pas ses propriétés coagulantes, une fois absorbé : cependant il est dans ce cas prône de préférence à tous les autres ferrugineux. Dose : 5 à 40 gouttes dans de l'eau sucrée ou dans un mucilage.

Les sels à acide organique : lartate, citrate, tartrate, se transforment dans le sang en carbonate.

Dose : 0=S20 à O^SôO.

Viodure de fer a une indication spéciale : l'anémie de la scrofule. Par son fer, il combat Tanémie, par son iode il combat la scrofule. 11 entre dans les pilules de Blancard; chaque pilule en renferme 0^,0o.

Dose : 0^^,20 à O'^^SO.

Le sirop dHodure de fer du Codex contient O^r^jo d'iodure par cuillerée à bouche.

Manganèse. — Burin du Buisson et Pétrequin ont conseillé Temploi du manganèse comme succédané de fer. La présence du manganèse dans le sang et dans les hématies est douteuse. Son emploi n'est pas rationnel et aucune observation n'est venue affirmer son efficacité.

m. — HYPOPHOSPHITES.

On emploie en médecine les hjpophospiiites de soude, de chaux, de magnésie et d'alumine.

HYPOPHOSPIIITES. 2^3

Ils s'obtiennent en faisant bouillir, avec du pbosphore, de l'eau contenant de la soude, de la chaux, de la magnésie, de l'alumine. Ils sont solubles dans l'eau, les acides et l'alcool.

PHYSIOLOGIE

Absorption et élimination. — En vertu de leur solubilité les hypophosphites s'absorbent et s'éliminent très rapidement. Rabuteau les a retrouvés dans Vurine et la salive quelques minutes seulement après leur administration.

Action sur la nutrition. — Rabuteau fit une expérience partagée en trois périodes de cinq jours, pendant laquelle une femme, bien portante, fut soumise à un régime identique, avec cette différence que pendant la deuxième période le sujet en expérience prit 3 grammes d'hypophosphite de soude par jour. Sous Tinfluence de cette dose le pouls s'est accéléré, le chiffre de l'urée est monté de plus de 30 p. 100, et la température prise dans le vagin s'est élevée.

D'après M. Churchill, les hypophosphites donnés aux malades développent les forces, l'appétit, régularisent la menstruation. Si les doses sont trop élevées, on voit même survenir des signes de pléthore : congestions, hémoptysies, vertiges, somnolence. Les hypophosphites ont donc une action vraiment excitante sur la nutrition ; de quelle nature est cette action ? on l'ignore.

Les hypophosphites sont soumis aux mêmes indications et contre-indications que les ferrugineux. , M. Churchill les a beaucoup vantés dans la phtisie; ils n'ont pas donné de bons résultats.

Préparations. — Doses.

Hypopliosphîte de soude, 0sr^50 à 3 gr. par jour en solution.

Solution d'hypophosphite de soude.

Hypophosphite de soude 3 gr.

Eau 120

Chaque cuillerée à bouche renferme 0^'",50.

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