‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 164 sur 250 · I. — SUDORIFIQUES · texte numérisé non relu

I. — SUDORIFIQUES

Il serait assurément très utile de faire une classification des sudoriflques d'après leur mode d'action. On pourrait, par exemple, les diviser en sudoriflques mécaniques, agissant sur la circulation, qui correspondraient aux diurétiques mécaniques; sudoriflques par élimination, agissant sur le glomérule sudoripare ; sudoriflques directs, agissant sur les nerfs sécréteurs. Mais la connaissance des nerfs sécréteurs jette un jour tout nouveau sur la physiologie de la sécrétion sudorale et des agents modiflcateurs de cette sécrétion. On sait que le jaborandi est sudorifique par excitation des nerfs sécréteurs, mais qui nous dit que les autres sudoriflques n'agissent pas par cet intermédiaire? Leur étude physiologique n'a pas été faite à ce point de vue, et il est possible que des recherches ultérieures démontrent que tous les sudoriflques portent leur action sur les nerfs sécréteurs.

La chaleur est sudoriflque, dit-on, parce qu'elle

Berlioz. — Tlitraijeutique. 2 1

active la circulation cutanée. Il devrait alors y avoir sudation toutes les fois que la circulation culanée est activée; ainsi la sudation devrait se produire dans la période de chaleur de l'accès de fièvre, dans tous les érylhèmes étendus de la peau. Or cela n'est pas ; il est donc très vraisemblable de penser que la modification circulatoire seule est insuffisante à déterminer la sudation et qu'il faut faire intervenir, dans une larj^e part, l'action des nerfs sécréteurs. Pour ces motifs une classification rigoureuse est impossible, aussi nous contenterons-nous de décrire successivement les sudorifiques en indiquant leur mode d'action le plus probable en l'état actuel de nos connaissances.

Les agents sudorifiques les plus employés sont le jaborandi, la chaleur et les tisanes chaudes.

Page 1