TRANSFUSION DU SANG
l'élévation de la pression vasculairequi force le cœur; on prévient cet accident en injeclant lenlement une quantité de sang q^ii ne doit jamais être considérable, 60 à 120 gv.
Opération. — Pas n'est besoin d'un instrument spécial pour pratiquer la transfusion. Une seringue ordinaire peut servir. Mais il est bien évident qu'avec les instruments perfectionnés de Mathieu et de Colin l'opération sera faite plus sûrement.
Le premier temps consiste dans l'ouverture de la veine du malade. On choisit ordinairement une veine apparente du bras. L'incision se fait sur la veine dénudée par dissection, elle est longitudinale ou en V. Un aidecomprimele vaisseau au-dessous del'incision.
Dans le deuxième temps, on introduit la canule et on la fixe, soit avec un fil, soit avec les doigts.
Si la veine est très superficielle, on peut simplement y introduire par ponction une aiguille-trocart.
Le troisième temps consiste dans la saignée du bailleur de sang.
Enfin, dans le quatrième, on reçoit le sang dans le récipient préalablement chauffé, et on pratique l'injection. L'opération termijiée, il ne reste qu'à faire le pansement ordinaire de la saignée au malade et au bailleur de sang.
Les appareils de Roussel et de Dieulafoy simplifient beaucoup la manœuvre.
Les injeclions intra-veineuses de lait sont dangereuses ainsi que le démontrent les cas de mort chez Thomme, et les expériences de Brown-Séquard, Laborde, Calcerq.