I. Agents qui préparent la réaction
I. Exercice. — Le meilleur moyen de préparer la réaction est l'exercice; il faut l'employer toutes les fois que cela est possible, c'est un conseil qui est donné par tous les médecins hydrothérapeutes.
IL Maillot sec. — Le malade est enveloppé nu dans une couverture de laine et on le couvre de couvertures ouatées ; la tète reste libre. Le malade doit rester enfoui sous les couvertures jusqu'à ce qu'il soit mouillé de sueur, cet effet se produit au bout d'un temps qui varie d'une demi-heure à cinq heures. La température de la surface du corps ne dépasse jamais de plus de 2° la température normale (Béni- Barde), Le maillot sec produit souvent des symptômes congestifs du côté de la tête, on y remédie par des compresses froides appliquées sur le front. C'est un agent puissant de sédation et applicable aux malades impotents.
in. Étuve humide. — On place le malade dans une
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chambre où l'on fait pénétrer des couranls de vapeur dont la température varie de 36» à 75°, ordinairement 45°. La première impression que l'on ressent est celle d'une chaleur impossible à supporter, mais on s'y habitue très rapidement. La première sudation produite est très abondante ; la durée du séjour varie de quelques minutes à trois quarts d'heure.
On préfère souvent Vétuve humide limitée, qui est une caisse dans laquelle le patient est soumis à l'action de la vapeur tandis que la tète est à l'extérieur.
IV. Ètuve sèche. — Elle consiste dans une chambre le long des parois de laquelle serpentent des tuyaux renfermant de la vapeur, de l'eau chaude ou de l'air chaud. Le malade y reste jusqu'à sudation.
Vétuve sèche limitée ou étuve à la lampe est d'un usage beaucoup plus répandu. Voici comment elle se pratique. 11 faut une chaise dont le siège, en bois, est percé de quinze à vingt trous d'un centimètre de diamètre, ayant une planchette horizontale, également percée de trous, pour soutenir les pieds du malade; la chaise est entourée de cerceaux jusqu'à la hauteur des épaules. Une lampe à esprit-de-vin munie de quatre à cinq becs est. placée sur le sol au milieu de l'espace circonscrit par les quatre pieds de la chaise.
La lampe étant allumée, le malade s'assied, nu sur la chaise, et il estcouvert jusqu'aux épaules par deux couvertures de laine qui font en sens inv^erse le tour de la chaise ; une étoffe imperméable est étendue sur les couvertures. Le patient ne tarde pas à transpirer et à être prêt pour l'eau froide. Une température de 40° à 50° est en général suffisante; plus élevée, elle produit de la révulsion. Pendant que le malade est à l'étuve, il est bon de lui mouiller la tête avec des
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compresses et de lui fah-e boire de l'eaLi froide.
V. Eau chaude. — Considérant que les sudations répétées très fréquemment constituent une pratique très débilitante qu'il est impossible de prolonger pendant plus d'un mois ou six semaines, Béni-Barde emploie, dans certains cas, un autre moyen de fournir rapidement du calorique au patient sans provoquer la sudation. Ce moyen consiste dans l'eau chaude appliquée, soit en douche, soit en bain, La température de l'eau varie dans les limites de 30° k 50°, suivant les sujets ; de même aussi la durée variable de l'application est en moyenne de 3 à 5 minutes.
Le malade doit passer immédiatement de l'eau chaude à l'eau froide. Béni-Barde assure que dans ces conditions l'impression produite par le froid est beaucoup moins vive; partant, la réaction est moins énerf^ique, mais plus rapide. Ce procédé convient spécialement aux personnes débilitées qui craignent l'hydrothérapie et chez lesquelles on cherche une action calmante.
La douche écossaise n'est autre chose que l'emploi alterné de la douche chaude et de la douche froide.