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nisme qui va devenir l'habitat des agents infectieux. J'ai dit que dans les conditions d'intégrité absolue de la santé, il est peu de ferments morbides qui puissent prospérer dans l'organisme humain. Pour que les microbes se développent et se multiplient dans les humeurs d'un homme vivant, il faut que celles-ci aient subi une détérioration préalable, qu'elles diffèrent chimiquement de ce que sont ces humeurs à l'état normal. Or, ce changement chimique de la matière vivante ne peut être que le résultat d'un trouble de la nutrition. On peut donc rendre l'organisme humain inhabitable pour les agents infectieux soit en le viciant chimiquement par l'adjonction d'une substance réputée antiseptique, soit en lui rendantsa composition chimique normale en s'adressant aux agents modificateurs de la nutrition. Reste à établir que la thérapeutique pathogénique trouve son emploi dans la cure des maladies engendrées par les réactions nerveuses. Je rappellerai d'abord ce que je disais plus haut : qu'il n'est pas toujours possible défaire de la thérapeutique pathogénique. Quand la cause morbifique impressionne le système nerveux périphérique avec une intensité excessive, elle peut produire la maladie, même si la durée de son application est minime, même si le centre nerveux a
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son excitabilité normale, même si les tissus qui vont devenir malades n'ont pas une vulnérabilité anormale. C'est l'histoire d'un homme bien portant qui tombe dans un réservoir d'eau glacée et chez lequel se développe un coryza. La maladie une fois produite est affranchie de sa cause; vous ne pouvez plus atteindre la réaction nerveuse pathogénique. Mais le plus souvent la maladie par réaction nerveuse est produite par des causes vulgaires, communes, de médiocre intensité, qui, chez la plupart des hommes, ne provoquent pas la maladie, qui l'engendrent seulement quand l'excitabilité du système nerveux est anormale, ou quand la nutrition étant préalablement viciée, les organes sont particulièrement vulnérables. L'indication pathogénique peut donc être double : on peut se proposer de réduire l'excitabiHté anormale du système nerveux ou de relever l'activité vitale de tout l'organisme.
Pour amoindrir l'excitabilité nerveuse excessive, on peut agir sur les surfaces de réception des impressions périphériques, atténuer l'impressionnabilitédesextrémitésdes nerfs cutanés. Les frictions rudes de la peau, le massage, les applications alternantes du chaud et du froid, sont autant de moyens que la thérapeutique utilise aussi bien que la prophylaxie.