‹ Manuel de thérapeutiqueChapitre 7 sur 250 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

diiise,qiiandil surviendra, les meilleursrésultats, respecter, seconder, diriger cet effort curateur, c'est bien. Mais toutes les maladies ne guérissent pas spontanément. Il y a donc place pour une autre méthode thérapeutique, qui chercherait à maîtriser, en certains cas, la maladie, à imposer la guérison. Une telle thérapeutique existe ; on la met en œuvre bien souvent, sans s'en douter, et son domaine est plus vaste qu'on ne pense. C'est elle qui guérit la syphilis et la fièvre intermittente : c'est elle qui guérit la lithiase biliaire, l'obésité, parfois le diabète, parfois la phthisie ; c'est elle qui guérit tant d'affections réputées nerveuses, depuis la chorée infantile et le tic des adolescents, jusqu'à l'aliénation mentale. C'est elle qui s'attaque aux conditions de la genèse des maladies et qui montre toute sa valeur dans ces circonstances où la cause est durable et persistante, dans la cure des maladies chroniques. C'est celle que j'ai appelée la thérapeutique pathogénique.

C'est donc souvent à la genèse des maladies qu'il faudra remonter pour y puiser des indications en vue d'une action curative. La pathogénie trop longtemps négligée mérite donc de fixer, dans un but pratique, l'attention du médecin.

On m'a objecté que la pathogénie ne saurait

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