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CHLORAL

fication; mais s'il a été injecté dans les veines, les hématies se gonflent et Y hémoglobine se dissout; on retrouve cette dernière dans l'urine (Hitler et Fellz).

Action sur la nutrition. — La température s'a baisse sensiblement par ralentissement du cœur et de la respiration (Hammarsten).

Élimination. — Une faible quantité de chloral s'élimine en nature par l'urine. D'après Mehring et Musculus, ce liquide renferme une quantité notable d'un acide appelé l'acide uro-chloralique.

Mode d'action. — Pour bon nombre d'auteurs, le chloral ayant des effets semblables à ceux du chloroforme, et le chloral au contact du sang se dédoublant, in vitro, en chloroforme et en formiate de soude, il est tout simple d'admettre que le chloral agit en donnant naissance à du chloroforme dans l'organisme.

Nous n'admettons pas cette manière de voir, et Voici pourquoi.

Et d'abord si les effets du chloral sont semblables à ceux du chloroforme, ils ne sont pas identiques, ce qu'ils devraient être si cette théorie est vraie.

Le chloroforme, en effet, produit une première période d'excitalion, le chloral n'en produit pas ; dès que le sommeil chloroformique arrive, la sensibilité et les réflexes ont disparu, le chloral procure d'abord un sommeil sans anesthésie, cette dernière ne se montre que par de fortes doses.

D'autre part, s'il est vrai qu'en dehors de Torganisme le chloral mélangé au sang donne naissance à du chloroforme, cette transformation n'a jamais été trouvée dans l'organisme vivant.

Si ce dédoublement a lieu, il lui faut un certain

9 4 MODERATEURS REFLEXES.

temps, plusieurs heures (comme dans l'expérience in vitro) pour se produire, comment alors expliquer l'effet foudroyant des injections intra-veineuses de chloral?

Si pour expliquer cette rapidité d'action vous admettez un dédoublement rapide, il en résultera qu'une grande quantité de chloroforme se trouvera dans le sang, et ce corps devrait s'exhaler parles poumons; ce qui n'est pas. Pour expliquer cette impossibilité de trouver du chloroforme après l'injection du chloral, les partisans du dédoublement disent, avec Liebreich, que le chloroforme se détruit à son tour. Il faudrait encore prouver cette destruction. Cette théorie du dédoublement est pure hypothèse. Il est bien plus rationnel d'admettre que le chloral agit en tant que chloral.

Le chloral a les mêmes applications que le chloroforme. Sa facile administration par l'estomac ou le rectum rend son usage plus commode et plus général.

Dans Vugitation, le délire et Vinsomnie des maladies fébriles, il rend les plus grands services, de même dans le délire alcoolique. Les affections spasmodiques et convulsives, chorée, tétanos, éclampsie, etc., sont rationnellement et efficacement traitées par le chloral.

Dans les affections douloureuses, le chloral peut être utile, mais il ne calme les douleurs qu'en procurant le sommeil; à moins qu'on ne pousse le sommeil jusqu'à l'anesthésie.

PARALDÉHYDE. 9 3

PRÉPARATIO^s. — Doses.

Dose soporifique simple, 2 à 3 grammes (1).

Dose anesthésique : 4 à 15 grammes.

Sirop de chloral. Chaque cuillerée à bouche renferme 1 gramme de chloral.

L'association de la morphine et du chloral augmente l'intensité des effets.

PARALDÉHYDE.

Médicament nouveau introduit dans la thérapeutique depuis 1882 et étudié par un grand nombre d'auteurs (Gervello, Albertoni, Morselli, Peretti, Dujardin-BaumeLz, Coudray, etc.). Liquide cristallisant à 10°, soluble dans l'eau.

PHYSIOLOGIE

k la dose de 2 à 3 grammes elle procure un sommeil calme, non précédé d'agitation, durant plusieurs heures et suivi d'un réveil normal. L'anesthésie ne se produit que par de fortes doses.

La paraldéhyde n'a pas d'effet marqué sur le tube digestif. On a noté une sensation de brûlure à l'épigastre; les nausées et les vomissements sont rares. Le cerveau est le premier pris, car le sommeil arrive avant la disparition des réflexes, laquelle ne survient que beaucoup plus tard et par de hautes doses.

hdi, "puyille SQ contracte, probablement par paralysie du sympathique.

Le nombre des battements du cœur est diminué, la pression artérielle baisse par paralysie des centres vaso-constricteurs.

(1) Poue que l'adminîstration du chloral soit efflcace, il faut donner des doses massives, de façon qu'une grande quantité du médicament se trouve à la fois dans l'économie.

V hémoglobine n'est nullement altérée (Hayem).

La respiration n'est influencée que par de fortes doses; on constate alors la diminution du nombre et de l'amplitude des mouvements respiratoires.

La température s'abaisse légèrement par suite du ralentissement du cœur et de la respiration.

L'action sur les sécrétions est insignifiante. Élimination par le poumon.

Employée dans la manie aiguë, Vépilepsie convulsive, Vhystérie, le delirium tremens, la chorée^ le tétanos, la paraldéhyde s'est affirmée comme un hypnotique fidèle et sûr.

Ses effets sont surtout remarquables dans Vempoisonnement par la strychnine ; avec elle il est impossible de strychniser un animal, à moins que l'on emploie des doses énormes de poison.

Préparations. — Doses.

Dose hypnotique : débuter par 2 gr., puis 1 gr. chaque heure, jusqu'à effet voulu.

Dose cmesthésique : 6 à 10 gr.

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