ANESTHÉSIQUES DIVERS
hydraté ou solide. Il est soluble comme le cliloral, mais plus irritant que lui.
Il se dédouble au contact des alcalis en un formiate et en bromoforme.
Se fondant sur cette donnée, Rabuteau, qui admet que le chloral agit en se dédoublant en chloroforme dans le sang, pensa que le bromal aurait le même sort et serait anesthésique comme le bromoforme. Il l'expérimenta et constata que le bromal est dénué de toute propriété hypnotique et anesthésique. « Les « animaux sont morts, dit-il (1), dans un état d'as- K phyxie effroyable produite par une hypersécrétion « bronchique. A l'autopsie, les bronches étaient rem- <( plies d'écume, la muqueuse était rouge, et les « poumons étaient congestionnés. Cet état avait été ce déterminé par Faction irritante du broinal qui s'é- « liminait par les voies pulmonaires. »
De ce que le bromal n'est pas hypnotique, comme le chloral, Rabuteau conclut qu'il est plus fixe que ce dernier. Pour nous, qui n'admettons pas la transformation du chloral en chloroforme dans l'organisme, nous dirons seulement que le bromal et le cbloral sont deux substances qui, bien que chimiquement analogues, n'ont pas les mêmes propriétés physiologiques.