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VI. ANESTHÉSIQUES DIVERS

I. Amylène {Cm^^). —Il est anesthésique comme le chloroforme, mais ne lui est pas supérieur. Proposépar Snow, il n'a pas pris droit de cité dans la thérapeutique.

(l) Rabuteau, Eléments de thérapeutique,

Berlioz. -— Tliérapeutique, 2s éd. 6

9 8 MODERATEURS REFLEXES.

II. Protoxyde d'azote (AzO). Gaz hilarant. — Ses propriétés aiiesthésiques sont connues depuis longtemiDs ; l'anesQiésie s'obtient très rapidement, mais elle disparaît de même ; si donc on voulait se servir du protoxyde d'azote, en chirurgie, il fallait employer de grandes quantités de gaz et on était alors menacé d'asphyxie .

Paul Bert vient de résoudre la difficulté en faisant mhaler le protoxyde d'azote soumis à une pression donnée. La compression double, pour ainsi dire, le pouvoir aneslhésique de ce gaz, en sorte qu'il n'est pas besoin d'en faire respirer une grande quantité, et on a l'avantage de le faire inhaler avec de l'oxygène, ce qui diminue ou écarte les accidents d'asphyxie. Les expériences faites sur l'homme par Péan et Léon Labbé, selon la méthode de P. Bert, ont été couronnées d'un plein succès ; mais l'appareil spécial nécessaire à la compression du protoxyde d'azote n'est pas à la portée de tout le monde, et cet inconvénient sera un obstacle sérieux à la généralisation de l'emploi aneslhésique de ce gaz.

Le protoxyde d'azote ne produit l'anesthésie que par l'asphyxie qu'il occasionne. Il empêche l'oxygène de se fixer sur les hématies (Klikowitsch).

III. Le bromure cVéthyle expérimenté par Rabuteau, Lewis, Terrillon, est un très bon hypnotique et aneslhésique. Il a l'avantage de n'être pas irritant. Comme anesthésique local il est préférable à l'éther (Terrillon). Rabuteau l'a employé avec avanta^^e dans la gastralgie, la toux convulsive; Bourneville et Olier le vantent dans les accès épileptiques.

Mode d'emploi : comme le chloroforme, soit en inhalai ions, soit pour l'absorption intestinale.

ANESTllESIQUES LOCAUX. 9 9

Dose : Og',10 à 1 gr.

Viochired'éthyle est également anesLhésiqae; il agit plus lentement que le bromure d'éLhjde et le chloroforme, mais ses effets sont plus durables (Rabuteau).

G. Sée a obtenu de bons résultats dans Vasthme, h la dose de 5 à 10 gouttes.

Son usage prolongé pendant un certain temps éloignerait les accès et guérirait même la maladie.

Viodiire de méthyle, le bromure d'éthylêne, les bichloriire de méthylène, d'éthylène, n'ont pas une action fidèle comme anesthésiques.

Vacétal ou diéthylacétal a plus de valeur. Il est produit par l'oxydation incomplète de l'alcool éthjlique. Sa formule est G'^H^^O-; liquide incolore, d'odeur éthérée, soluble dans l'eau et l'alcool. Chez les animaux et chez l'homme il produit un sommeil profond suivi de réveil normal. Le cœur et la respiration ne subissent aucune influence (Von Mering).

Dose : 8 à 12 gr. en potion.

YII. ANESTHÉSIQUES LOCAUX.

Ce sont des agents qui, appliqués sur un point de la surface du corps, produisent l'insensibilité de la région. Le froid et toutes les substances qui abolissent la conductibilité des nerfs sensitifs peuvent servir d'anesthésiques locaux. Bon nombre de médicaments que nous avons déjà étudiés sont dans ce cas, et nous avons eu soin de donner dans la description de chacun leur action sur les nerfs sensitifs. On trouvera de même cette action exposée dans la description des substances dont l'étude n'a pas encore été faite. Nous nous contenterons donc ici d'énumé-

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rer ces agents, comme dans nos tahleaiiœ synop^ tiques (1) :

Morphine, narcéme, chloroforme, éther, iodoforme, acide cy an hydrique, bromures alcalins, bromure d'éthyle, iodure d'éthyle, cdropine, daturine, hyoscyamine, acide salicylique, acide carbonique, et surtout la cocaïne.

Quand on veut obtenir l'anesthésie locale pour une petite opération de chirurgie, des applications de glace ou des vaporisations d'éther sur la région à opérer sont les moyens les plus sûrs et les plus expéditifs.

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