NICOTINE
exciLalioii de la moelle succède la paralysie de cet organe.
Les exLrémiiés périphériques des nerf s moteurs sont d'abord excitées, excitation c|ui se IradLÙt par des spasmes fibrillaires ; plus lard ces extrémités se paralysent, les troncs nerveux conservant leur conductibiJité (Rosenthal).
L'action de la nicotine sur les nerfs sensïtlfs n'est pas connue.
Les muscles striés conservent longtemps leur excitabilité.
Action sur la circulation. — Chez les animaux à sang froid et chez les animaux à sang chaud la nicotine ralentit d'abord les battements du cœur, par excitation des pneumogastriques ; puis les battements s'accélèrent par paralysie de ces mêmes nerfs; ils s'arrêtent enfin quand la paralysie atteint les ganglions moteurs (Nothnagel et Rossbach).
La pression artérielle s'élève au début et baisse ensuite, par rétrécissement et dilatation des vaisseaux. Cette action est due, d'après Upensky, à l'intervention du centre vaso-moteur, et, d'après Basch et Oser, à l'influence de la nicotine sur les terminaisons des nerfs vaso-moteurs.
Action sur la respiration. — La respiration est d'abord accélérée, haletante, et cela quand même les pneumogastriques ont été coupés. Plus tard elle se paralyse (Nothnagel et Rossbach).
Action sur le tube digestif. — L'âcreté de la nicotine augmente, par acte réflexe, la sécrétion salivaire; le sentiment de la faim diminue généralement.
Sur l'intestin, une quantité minime de nicotine produit une constriction tétanique des tuniques
muscLileuses telle que la lumière du canal s'efface presque complètement de l'estomac au rectum, et que les gaz et matières fécales se précipitent vers l'anus. Ce tétanos n'est dû ni à la paralysie des nerfs modérateurs, les splanchniques, car l'électrisation de ces nerfs ne le fait pas cesser ; ni à l'excilation des pneumogastriques, puisque leur section ne les fait pas disparaître ; on doit l'attribuer à une excitation violente des ganglions intestinaux (Nasse). A ce tétanos succèdent des mouvements tumultueux de l'intestin que von Basch attribue à l'excitation d'un centre moteur intestinal situé dans la moelle épinière, car ils se produisent même après la ligature de l'aorte.
D'après Nasse la vessie et Vutériis sont aussi le siège de contractions.
Action sur la nutrition. — La température à la surface du corps baisse ; elle n'éprouve une élévation légère et passagère que pendant les convulsions (Nothnagel et Rossbach).
La nicotine n'est pas usitée en médecine. Il nous semble cependant qu'on pourrait tirer parti de ses propriétés excitantes de la moelle, dans les paralysies médullaires, et du tétanos mlestinal qu'il produit, dans les étranglements intestinaux, à la place du tabac.
Dans le cas où l'on voudrait l'employer il ne faudrait pas dépasser 0^"^, 001.
Traitement de l'empoisonnement. — Évacuer l'estomac, administrer du tannin, traitement des symptômes.