DEVOIRS DU MÉDECIN HOMŒOPATHE
Mais, tout en étant désireux d*iinprimer cette première vérité en vous, je voudrais cependant vous rappeler que vous avez des devoirs comme « hœomopathe, » et pas seulement comme « médecin». Devoirs envers vos malades, car c'est comme tel qu'ils vous recherchent; devoirs envers la méthode elle-même dont vous adoptez le nom et qui vous donne certains avantages. Ces devoirs font partie de votre tâche consistant à mener à bien la grande expé/iepce dont j'ai parlé. Excepté dans les occasions dans lesquelles une longue expérience Ta déclarée insuffisante, faites de Thomoeopathie pure et simple. Ne visez pas à un éclectisme prématuré et présomptueux; c'est beaucoup d'avoir guéri le cas entrepris, mais c'est beaucoup plus encore de l'avoir guéri par une méthode simple qui, satisfaisante en elle-même, peut s'appliquer à d'autres cas et par d'autres praticiens. Ne vous contentez pas de dire : « Je ne sais si c'est une pratique scientifique ou non; tout ce que je sais c'est que mes patients s'en trouvent bien. »
Si votre traitement n'est pas scientifique, c'est-à-dire érigé en méthode, il périt avec vous, et ne bénéficie qu'à ceux auxquels vous donnez vos soins. Mais toute cure accomplie suivant un principe est un pas de plus dans l'art de guérir, et entraîne des conséquences incommensurables. Nous avons besoin de travailleurs diligents suivant notre méthode, sa théorie et sa pratique ; — d'hommes qui ] 'aiment pour son caractère de vérité et de science, en dehors même de son utilité au genre humain, encore plus que de sa valeur entant que remplissant leurs poches d'honoraires. J'espère que vous prendrez rang parmi ces travailleurs dont les noms remplissent ces lettres; si je ne vous ai pas aidé non seulement à pratiquer l'homœopathie, mais encore à la pratiquer dans cet esprit, j'aurai écrit pour vous en pure perte.