ULCÉRATION DES INTESTINS
« djspepsie duodénale » des auteurs, où se montrent le goût amer des aliments, la langue recouverte d'un enduit gris brun épais, et des selles pâles (1).
4. Typhlite est le terme plus correct que lumineux par lui-même, par lequel nous devons désigner Finflammation du caecum. Il y a dans le cinquième volume du British Journal of Homœopathy^ ]a relation d'un cas aigu de cette affection guérie par Lachesïs 6°, par le D' Black, et un cas chronique appartenant au même médecin, dans le neuvième volume, guéri par Arsenicum 3**.
Je pense que vous ne pouvez faire mieux que de suivre l'exemple du D' Black si vous aviez à traiter cette maladie qui, en passant, réclame les moyens antiphlogistiques les plus énergiques selon Laube, ainsi qu'il le déalare dans un de nos Manuels récents. Quant à la pérityphlite, dans laquelle le tissu cellulaire environnant est surtout entrepris, nous en avons des cas décrits par les D""" Trinks et Ker, dans lesquels le traitement médicinal ne paraît pas avoir été très efficace. Je suivrai l'exemple de Bahr en recommandant Mercurius.
5. La Proctite, dans sa forme aiguë, demanderait Podophyllum ou AloëSj le dernier de préférence si le ténesme était violent. La proctite chronique est presque toujours associée à des ulcérations dans le rectum; mais avec ou sans cet état, elle s'améliore d'une manière miraculeuse sous rinfluence de Phosphorus, comme je l'ai dit dans ma leçon sur ce médicament. Pour la périproctite menaçant d'un abcès et de fistule, je dois recommander Mercurius comme dans la pérityphlite.
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Cette affection demande aussi que son traitement médicinal soit modifié suivant la portion des intestins affec-
(1) Je n*ai pas dans cet ouvrage à parler de régime ; mais je dois mentionner ici Tindication évidente dans les affections duodénales de donner du repos aux parties en rendant Talimentation principa-
tée. Lorsqu'elle survient dans le duodénum, elle paraît être du même caractère non inflammatoire que celui que nous avons déjà vu pour Tulcère rond de Festomac. Elle peut, comme vous le savez, être spécialement la suite de brûlures delà surface ; Kali bichromicum a été trouvé curatif dans ces cas, et on ne doit pas oublier Uranium nitricum.
Le premier de ces médicaments accomplira souvent de grandes choses pour l'ulcération catarrhale chronique soit de l'intestin grêle, soit du gros intestin, ainsi que le montrent quelques cas excellents communiqués par le D' Hilbers à l'article du D' Drysdale sur lui, dans la Hahnemann Materia Medica. Cependant, Mercurvus cor-rosivus n'est pas moins à sa place ici, et iS'M^/wr jouit d'une réputation considérable. « S'il existe des signes d'ulcération des intestins, » écrit Bâhr, « nous devons penser d'abord à Sulfur. » Dans l'iléon, l'ulcération constitue la lésion bien connue de la fièvre typhoïde ; elle se montre dans une grande étendue tant dans l'iléon que dans le côlon dans la phthisie pulmonaire et le tabès mésentérique, et dans le côlon elle fait partie du processus dysentérique. J'en parlerai à leur place respective. Je ne veux qu'ajouter ici que, lorsque l'ulcération est située dans le rectum, vous pouvez espérer de bons résultats de Phosphorus,
CANCER INTSSTIKAXi.
C'est une de ces affections sur laquelle nous n'avons, hélas, ni relations, ni promesses permettant de fonder
lement animale, de sorte que Testomac puisse s'en charger. Dans un cas de cette espèce survenu chez un savetier (probablement à cause de la pression de sa forme ?) son médecin (de la vieille école) l'avait tenu pendant onze semaines à une diète presqu'exclusivement farineuse. Aucune amélioration n'étant survenue, il vint voir ce que pouvait l'homœopathie pour son cas. Il iprit Arsenicum 3^ dil., et dut prendre le régime animal. La douleur passa en quelques jours ; et il ne la vit revenir (je le tins en observation trois ou quatre semaines) qu'après avoir pris sa part d'un pâté de lapin, et en avoir mangé la croûte en abondance avec la viande.