COLIQUE
quelque espoir de soulagement sur la médication spécifique. Nous nous retiendrons au moins d'aggraver les souffrances de notre patient par les purgatifs , et si Topium à hautes doses lui procure du bien-être comme semblent le montrer les cas du D^ Habersohn (1), nous ne pouvons pas lui en refuser le bénéfice.
HÉMORRHAGIE IKTSSTIKAIjS.
Lorsqu'elle n'est pas le résultat d'un ulcère ou d'un cancer, ou qu'elle ne se montre pas comme élément du purpura, elle est (je suppose) une voie grossière employée par la nature pour remédier à la congestion du système porte. Vous devez nécessairement vous reporter à la cause de l'engorgement, laquelle peut être hépatique, splénique, pulmonaire ou cardiaque.
Mais l'hémorrhagie elle-même, quelle que soit son origine, demande des remèdes actifs, et je crois que vous aurez ces derniers (comme dans l'affection correspondante de l'estomac) dans Ipecacuanha et Hamamelis,
COLiaUB (BNTÊRALGUB OU BNTÉRODYNIB) .
Elle est aux intestins ce que la gastralgie est à l'estomac. Elle est (au moins (dans ma pensée) névralgique, mais siège d'ordinaire dans la tunique musculeuse de l'intestin, lequel peut être irrité par des vers ou des mets malsains, distendu ou mis en état de spasme par des gaz, ou affecté par le froid à la façon du rhumatisme.
Les remèdes doivent être choisis en conséquence. Pour les coliquçs de vers Cina est excellent. Pour les douleurs intestinales causées par des mets indigestes, NiLX vomïca est aussi utile que dans les symptômes correspondants lorsqu'ils siègent à l'estomac. La flatulence peut causer de la douleur, ainsi que je l'ai dit, soit en distendant outre mesure quelque portion du tube
(1) Habersohn, On diseuses of the intestines.
intestinal, soit en y déterminant des spasmes. Belladonna a été préconisée et on la dit spécialement indiquée lorsque le côlon transverse est tellement insufflé qu'il fait saillie comme un bourrelet. Cependant, pour ma part, j'ai plus de confiance dans Chamomilla que pour cette affection je préfère employer à la teinture mère. Lorsque la colique peut être attribuée avec certitude au froid (et dans ces circonstances elle peut spécialement survenir pendant les jours chauds et les nuits froides de l'automne, comme le fait remarquer Bâhr), il n'est pas de médicament aussi efficace que ColocynthiSy quoique nous suivions avantageusement le précepte de Hempel, en donnant d'abord quelques doses d'Aconit.
Avec de tels médicaments vous manquerez rarement de soulager les atteintes de colique. Mais vous aurez souvent à traiter des cas où les attaques peuvent revenir sans la moindre provocation. Si c'est à des variations de régime que l'intestin est si sensible, un traitement avec Nux vomica soulagera beaucoup, et il fait à peine moins de bien dans les a spasmes » habituels, c'est-à-dire la colique flatulente. Ici, cependant, Lycopodium en renforce l'action, en arrêtant l'excessive production de vents. Pour la colique rhumatismale à retours Veratrum album est souvent curatif, comme nous l'a enseigné Hahnemann (1).
Il est une autre classe d'entéralgie chronique qui ne paraît pas dépendre de semblables causes excitantes, et que nous ne pouvons considérer que comme une névrose des nerfs abdominaux. Pour celle-ci Plumbum est, comme l'indiqueraient ses effets pathogénétiques, un très excellent remède. Bien plus, vous ne voudriez pas omettre ce grand médicament même dans un cas aigu où ses symptômes caractéristiques de constipation, de rétraction de l'abdomen et d'urine rare seraient présents.
Lorsque le plomb lui-même est la cause de la colique, YOpium paraît n'être pas autant anodin que spécifique,
(1) Lesser Writings, p. 605 (traduction Dudgeon).