DYSENTERIE
résultats très satisfaisants du traitement. J'espère qu'avant peu quelqu'un de nos praticiens des Indes orientales nous apprendra ce qu'ils font dans la maladie telle qu'elle s'y observe.
Il faut noter chez eux trois variétés spéciales de dysenterie aiguë nécessitant leurs médicaments particuliers. Dans la forme scorbutique, on est unanime sur les vertus de Rhus (quoique Arnica ne doive pas être oublié). Et dans la forme maligne ou typhoïde, sur celles de l'Arsenic. Lorsque les symptômes sont intermittents et reviennent périodiquement, vous devez traiter le cas comme si c'était une fièvre intermittente, c'est-à-dire avec Cedron, ou la Quinine, à moins que les symptômes ne désignent définitivement tout autre médicament.
Un mot actuellement sur la dysenterie chronique, qui se présente assez souvent à nos soins, spécialement chez les Anglo-Indiens rapatriés. On trouve la relation d'un cas type (1), traité au London Homœopathic Hospital, par le D' Hamilton. Mercurius corrosivus , suivi de Nux vomica, et en dernier lieu de Phosphori acidum, furent les médicaments qui guérirent, tous à des dilutions moyennes. On donna aussi l'huile de foie de morue, en raison du grand amaigrissement; et on ne permit que le lait pour tout aliment J'ajouterai Sulfur et Nitri acidum à la liste de ces médicaments. Du premier, voici ce qu'écrit Jahr : « Si en dépit de tout traitement, il reste différents symptômes isolés, tels que du ténesme, des évacuations mousseuses avec ou sans douleur, ou si du sang reparaît de temps à autre dans les selles, il n'existe pas de meilleur remède que Sulfur, auquel on devrait recourir dans chaque cas, si la maladie, après avoir usé sa première violence, menace de prendre un cours chronique . » Quant à Nitri acidum, nous avons l'opinion de Rokitanski, lequel dit que « la dysenterie offre la plus grande analogie avec la corrosion de la membrane muqueuse produite par un acide caustique ; » et dans l'occasion présente, nous sommes sûrs que Tac- Ci) Annals of the British komœpathic Society <t t. I®»".
tion n'est pas que locale. Stillé cite un cas mortel le huitième jour après l'ingestion d'une cuillerée à thé de fort acide nitrique, dans lequel cas on trouva les lésions ha^bituelles dans la bouche, les joues, l'œsophage et l'estomac, mais les intestins grêles étaient sains. Néanmoins moins le côlon était a ulcéré d'une manière intense et profonde. »