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LETTRE XXX

AFFECTIONS DES ORGANES RESPIRATOIRES {sUîté).

Les poumons.

Ayant terminé l'étude des maladies qui affectent les bronches, nous arrivons actuellement à celles du parenchyme pulmonaire, c'est-à-dire des vésicules aériennes elles-mêmes. Parmi celles-ci, nous étudierons en premier la

nom par lequel j'entends la véritable inflammation primitive des poumons, la « pneumonie croupale 9 des pathologistes Allemands.

Le traitement de cette maladie fut un des grands champs de bataille des statistiques. Le traitement orthodoxe par les émissions sanguines, le calomel et les hautes doses d'émétique donnait en fin de compte une mortalité de 20 à 30 pour 100 ; et ce résultat fut regardé pendant longtemps comme la fatalité normale de la maladie. Lorsque le traitement homœopathique vint montrer une mortalité d'environ 6 pour 100, ce fait fut en conséquence regardé comme un triomphe remarquable dunouveau système. Mais alors vint en ligne Texpectation, et celle-ci fit voir qu'une proportion considérable du nombre habituel des morts était due au traitement employé ; car lorsqu'on ne faisait rien il y avait une mortalité pour cent beaucoup moindre, et se rapprochant beaucoup de fait de celle que montrait la statistique homœopathique. Cette dernière fut donc considérée comme n'étant pas autre chose que le résultat de la pratique de laisser les patients tranquilles, et le triomphe de la nature

404 AFFECTIONS BBS OROANBS RBSPIIIA.TOIRES.

sur Tart dans la guérison des maladies passe pour avoir trouvé là un exemple frappant. Déjà pourtant le D' Henderson était en mesure de démontrer que la durée moyenne de la maladie était matériellement moindre sous le traitement homœopathique que sous celui par Texpectation (1). Et les résultats ultérieurs de la méthode de ne rien faire employée par Dietl et d'autres médecins démontrèrent jusqu'à l'évidence que leurs premiers tant pour cent étaient d'une série exceptionnellement favorable. Le D^ Jousset montra (2) que, pris tous ensemble, ils constituent pour Texpectation une mortalité d'à peu près lÔ pour 100, tandis que celle de l'homœopathie atteint rarement 6. Il fait aussi justice des résultats étonnants publiés par le B^ Hughes Bennett, en faisant remarquer que ce dernier a exclu de sa statistique un certain nombre de cas compliqués, lesquels, s'ils étaient réunis au reste, eussent mis sa mortalité à 25 au lieu de 3,19 pour 100. Il est reconnu aujourd'hui de tous côtés qu'aucun cas non compliqué de pneumonie chez une personne d'une belle santé habituelle ne devrait être fatal à quelque extrémité de la vie qu'il la frappe. Les cas présentant des complications constituent le danger réel ; et une comparaison équitable entre les deux méthodes rivales de traitement doit les comprendre dans la masse générale.

Le dernier progrès du traitement de la pneumonie dans la vieille école est celui qui est exposé par Jûrgensen (3) et par R. Lepine(4). Il consiste en bains froids et quinine pour réduire la fièvre, avec l'alcool pour neutraliser les effets déprimants des premiers et l'intoxication susceptible d'être produite par la seconde aux doses fortes auxquelles on l'administre. Par ce traitement éminemment scientifique et agréable il ne peut se flatter

(1) Voyez son article sur tout ce sujet, dans le vol. X du Brit, Joum, of JETom.

(2) Jousset, Leçons de clinique médicale^ p. 410.

(3) Jttrgensen, Croupœse pneumonie^ in Ziemssen^s JETandbuchf t. V, 1" édition, 1874; 2« édition, 1877.

(4) R. Lepine, article Pneumonie, in Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, Paris, 1880, t. XXVIU, p. 501.

que d'avoir fait tomber la mortalité de la maladie à 12 pour 100, ce qui est encore le double du résultat obtenu par l'homœopathie.

Le D' Jousset, dans une autre leçon, donne encore une preuve de la différence entre la médication homœopatbique et celle qui est purement expectante. Sous l'influence de cette dernière, ainsi que cela est bien connu, il se fait une défervescence subite environ vers le septième jour de la maladie, pendant que les signes pbysiques persistent pendant quelques jours encore. Sous le traitement bomœopatbique d'autre part, la fièvre diminue graduellement et du même coup la lésion pulmonaire avec elle, en sorte qu'après quelques jours il ne reste que peu de traces de Tune et de l'autre.

Quels sont donc les médicaments à l'aide desquels on obtient ces résultats favorables ? Ils sont heureusement aussi peu nombreux qu'efficaces. Je les étudierai les ung après les autres. Permettez-moi pourtant de dire, avant d'aller plus loin, que, outre les références que j'ai déjà données, vous trouverez des renseignements précieux sur le traitement bomœopatbique de la pneumonie dans les articles publiés à propos de cette maladie par le D' Russell, dans le 9^ volume du British Journal of Homœopathy^ et par le D' Clotar MuUer, dans le 1®' volume du Vierteljahrschrift, dans la section consacrée par Bâhr à ce sujet, et dans les Recherches sur le traitement de la pneumonie de J.-P. Tessier (1).

Une première question se présente à nous, toucbant la valeur ici de l'Aconit. Il semble évident que si vous voyez votre malade de bonne heure, tandis que sa température est élevée et qu'il n'y a encore que des signes légers d'exsudation, vous ferez bien en commençant au moins son traitement avec ce grand apyrétique. Vous agirez d'accord avec l'intelligence moderne de la pathologie de la maladie qui en fait une fièvre spéciale hors de toute pro-

(1) J.-P. Tessier, Recherches cliniques sur le traitement de la pneimionie et du choléra suivant la méthode de Hahnema/nn^ Paris, 1850.

portion avec rinflammation locale (qui n'en est que Texpression), et suivant son cours indépendant, la défervescence survenant au terme de la consolidation ou même avant celui-ci. Il semblerait possible d'avancer cette crise par notre Aconit, et de rendre de la sorte un service non douteux à notre malade, dont le danger dépend beaucoup plus de son état général que de ses symptômes locaux. Si, de plus, les D'» Stokes et Waterssont dans le vrai quand ils disent qu'il existe une période dans la pneumonie avant celle de l'engorgement, caractérisée par de la sécheresse et une injection artérielle intense de la membrane pulmonaire, et révélant sa présence à l'oreille par un murmure respiratoire rude, bruyant, puérile dans le point où plus tard on découvre l'obscurité de son et la crépitation, si, dii*-je, ces observateurs sont dans le vrai, on pourrait compter à juste titre sur l'Aconit pour éteindre à lui seul l'état morbide entier.

Je pense, néanmoins, que si vous attendez beaucoup de l'Aconit dans la pneumonie, vous serez désappointé. Donné à doses massives, et comme « sédatif artériel, » il peut, il est vrai, faire quelque chose, et c'est peut-être de là que vient la recommandation de Bâhr, de l'employer dans la période initiale de la maladie. Mais si vous lisez les observations de Tessier, vous verrez qu'avec les atténuations homœopathiques il n'obtint que peu d'effet, et Jousset l'omet entièrement dans sa liste de médicaments. L'expérience de Kafka est encore plus décisive. « Lapneumonie croupale,» dit-il, commence toujours par un frisson plus ou moins violent, suivi bientôt de symptômes fébriles, pour lesquels les homœopathes prescrivent l'Aconit. Nous avons l'habitude de procéder ainsi ; mais l'Aconit, ce remède souvent héroïque, ne nous 9, jamais donné de résultats dans ces cas.

Dans les inflammations catarrhales et rhumatismales il

a une action puissante et rapide, mais dans la fièvre qui

accompagne les inflammations croupales, nous pouvons

dire que son influence est négative ; non-seulement la

^ature n'est pas abaissée, mais les pulsations car-

diaques ne diminuent pas de fréquence, il n'y a pas de transpiration, et la chaleur fébrile devient encore plus forte et plus sèche.

Je crois, il est vrai, que dans la pneumonie nous avons une maladie qui est inflammatoire dès son début, et dans laquelle la fièvre n'est si forte qu'à cause de l'intensité du processus local. Je suis de l'avis d'Henderson, qui attribue Ja défervescence précoce et rapide au caractère qu'a la maladie de se limiter elle-même, l'exsudat pulmonaire, à son summum, éteignant l'inflammation par la pression qu'il exerce, exactement comme le chirurgien qui essaie de guérir une orchite en comprimant le testicule (1). D'où suit que l'Aconit, qui ne possède pas la faculté d'enflammer le poumon, n'a qu'une faible influence sur la fièvre qui accompagne cette inflammation lorsqu'elle survient idiopathiquement. Vous ne pouvez, il est vrai, faire aucun mal en en donnant quelques doses initiales s'il existe les symptômes qui l'indiquent ; mais même ici je pense que vous trouverez que l'anxiété du malade dépend de l'état de sa poitrine, et sera mieux soulagée par le médicament qui touchera l'inflammation loc^e. On trouvera en général ces conditions, soit dans Bryonia, soit dans Phosphorus,

Le mérite de Bryonia à notre attention est très fort, Les poumons hépatisés trouvés chez les animaux empoisonnés par elle, Texsudat croupal qu'elle a produit dans les bronches et la respiration courte, rapide et oppressée avec chaleur et douleur dans la poitrine, et la fièvre, l'expectoration sanguinolente, signalés chez ses expérimentateurs, démontrent sa parfaite homœopathicité aux éléments essentiels de la maladie. L'épreuve clinique ne penche pas moins en sa faveur. Tessier la trouve déjà en grande réputation dans la pratique homœopathique, et ses relations de son action lui donnent l'appui de l'observation scientifique et méthodique. Il en renforce souvent l'action de celle de Phosphorus, en donnant Tune le jour

(1) Voy. British Joum. ofHom., XXXIV, 308^

l'autre la nuit; mais le J)^ Jousset trouve qu'en général Bryonia seule suffit. Ces deux médecins l'ont préférée aux dilutions de la 12® et au-dessus. Bâhr en parle non moins hautement, mais il en restreindrait volontiers l'usage à la période de la défervescence, et quand le poumon est entièrement hépatisé. Les indications symptomatiques de Bryonia sont la sévérité des douleurs dans la poitrine (et en conséquence toute complication pleurétique pouvant coexister), etla détermination de l'atteinte par des vents secs et froids ; pathologiquement, elle correspond à la nature la plus entièrement fibrineuse deTexsudat.

PhosphoriM fut signalé pour la première fois comme un médicament de la pneumonie, par Fleischmann, de Vienne, qui fut toigours partisan des médicaments spécifiques donnés seuls pour des types définis de maladies.

Il considérait qu'il avait trouvé ce médicament dans le cas présent, et il put décrire (en 1844)377 cas de pneumonie traités par Phosphorus seul, avec 19 morts seulement, c'est-à-dire 5 pour 100. Les derniers 78 cas avaient tous guéri. On peut à peine démontrer l'homœopathicité de Phosphorus à la véritable pneumonie croupale, comparée à celle de Bryonia, quoiqu'il irrite et congestionne sans aucun doute les poumons.

Nos connaissances actuelles sur la pathogénésie nous '

porteraient plutôt à limiter son emploi à la pneumonie catarrhale, ou à la maladie elle-même survenant d'une manière secondaire, comme dans le typhus. L'expérience cependant a démontré qu'il est difficile de définir sa sphère d'utilité, et qu'il peut soit intervenir (comme le recommande Jousset) pour renforcer Bryonia lorsque ce médicament n'agit pas, ou être employé dès le début lorsque ce dernier n'est pas indiqué, avec le plus grand avantage. La délicatesse comparée du malade, en même temps que \

l'absence des causes atmosphériques déterminantes et des ;i

douleurs intenses de Bryonia, ont été pour moi des indi- j

cations suffisantes de Phosphorus. 11 conviendrait probablement à une inflammation qui serait accompagnée d'un exsudât moins fibrineux et plus cellulaire; Phosphorus

paraît agir également bien à la 24® dilution de Tessier et de Jousset, et à la 3* décimale de Fleishmann et de Bâhr.

Le D** Kafka souhaiterait de nous voir abandonner à la fois Pbosphorus et Bryonia dans la première période de la pneumonie croupale, en faveur de VIode, Il considère les premiers médicaments comme ne faisant que modérer rintensité et raccourcir la durée de la maladie, tandis que riode l'arrête en tous cas. « Souvent, » écrit-il, « après la cinquième ou sixième dose» (de la première, deuxième ou troisième dilution décimale répétée environ toutes les heures), la dyspnée, l'oppression et la douleur diminuant, la toux devient plus facile, la fièvre tombe ; après Six ou dix heures le pouls tombe de 120-112 à 100-92; très souvent on perçoit une légère moiteur, et le malade se sent mieux » .... A l'examen de la poitrine on constate encore tous les symptômes objectifs de la pneumonie, mais elle est arrêtée dans son évolution, et l'on voit bientôt s'établir la période de résolution. L'expectoration est facile, claire, rarement puriforme ; elle diminue rapidement à un tel point que, vingt-quatre heures après avoir commencé l'Iode, la toux et l'expectoration ont complètement disparu. » L'emploi de l'Iode ici est un emprunt fait au traitement du croup; et, de même que dans cette maladie, le Brome est souvent préférable ; je n'ai aucune expérience, et je n'en connais aucune, corroborante ou autrement quant à ce traitement ; il me faut me borner à vous le signaler. Mais je pense tout à fait comme le D' Kafka, que la pneumonie peut être enrayée dans son début, car j'ai plus d'une fois vu ce fait arriver avec Bryonia, que, cependant, j'ai toujours donnée à la première dilution décimale.

Un autre médicament important de la pneumonie est le Tartre émétïque. Vous connaissez sa réputation dans la pratique de la vieille école, et vous avez lu dans ma Pharmacodynamique (1) la démonstration de l'homceopa-

(1) Hughes, Action des médicaments ou Eléments de Pharmacodynamique, traduction par J. [Guérin Meneville. Paris, 1874, 1 vol. in-18 Jésus.

thicité de son action, laquelle est rendue encore évidente par les petites doses (1/4 à 1/10** de grain) auxquelles Hughes Bennett et Waters le trouvent curatif. Dans la pratique homœopathique on le considère comme spécialement indiqué dans la seconde période de la maladie, lorsque survient la résolution, mais que celle-ci ne se soutient pas, et qu'il y a de Toppression et de la prostration. Ici il est préconisé d'une manière unanime. Il est estimé aussi par les D'" Wurmb et Caspar (1) lorsqu'il y a œdèine des poumons. Il semblerait spécialement convenir à la pneumonie de la grippe et du delirium tremens.

J'ai en dernier lieu à parler du Sulfur. Jahr nous recommande d'avoir recours à ce médicament aussitôt que l'Aconit aura accompli tout ce dont il est capable, et Wurmb et Caspar voient en lui le moyen le plus efficace pour provoquer la résolution après la défervescence . Bâhr l'estime utile, comme nous l'avons vu, lorsque la seconde période laisse dans l'incertitude si la résorption se fera, ou au contraire la dissolution purulente.

Ce dernier état, 1' «hépatisation jaune ou grise » des anatomistes, qui était si fréquent et si redouté à l'époque des traitements héroïques, joue un faible rôle dans l'histoire de la pneumonie de nos jours. Lorsqu'il survient, et que Phosphorus n'a pas été administré antérieurement, il peut arrêter l'établissement de la suppuration. Celle-ci serait-elle entièrement établie, Çarbo vegetabilis convient lorqu'il y a grande prostration, Hepar sulfuris et Sanguinaria lorsque les symptômes constitutionnels sont principalement causes de l'état hectique. Je parlerai bientôt des abcès circonscrits des poumons.

J'ai dit que lorsque l'exsudat est lent à se résorber, Sulfur hâte ce processus. Lorsque, cependant, vous rencontrez une pneumonie déjà à l'état chronique, je pense que vous tirerez un grand profit de Lycopodium.

Je parlerai de la pneumonie catarrhale, celle dans laquelle l'inflammation de la membrane muqueuse des bron-

(1) Voy. Brit, Joum. of Hom,, XI, 389.

ABCâS DES P0T7M0NS. 411

ches se propage aux cellules aériennes, panni les maladies de Tenfance, appartenant presque exclusivement à cette période de la vie. Je puis cependant déjà dire que, lorsqu'elle se montre par hasard chez des vieillards, elle trouve son meilleur remède dans le Tartre émétique.

J'ai maintenant à étudier quelques affections des poumons moins fréquentes ou importantes, telles que les abcès, la gangrène, la congestion, l'œdème et les hémorrhagies; j'ai déjà parlé de l'emphysème pulmonaire, car, quoique intéressant les cellules aériennes, ses relations cliniques ont lieu avec la bronchite et l'asthme, et je réserve la phthisie pulmonaire pour ma dernière lettre.

ASCisS BBS POUMONS.

Je parle nécessairement de ceux qui ne sont pas de nature tuberculeuse ; je les crois plus communs qu'on ne le suppose en général. J'en ai vu pour ma part sept cas bien marqués, la plupart commençant comme résultat de la pneumonie croupale attaquant un sujet malsain, et devenant alors chronique; je considère des conditions climatériques convenables comme l'élément le plus important du traitement de ces cas. Lorsqu'on peut s'en assurer Hepar sulfuris (sur Tefûcacité duquel Bâhr relate un cas remarquable) et Silicea peuvent rendre service, et China aide souvent à soutenir les forces du patient.

I4A GANGHÉNB DU POUMON

peut aussi se montrer comme une suite de la pneumonie chez les sujets débilités, et encore conjointement avec la bronchectasie, et les processus congestifs dans d'autres points. Je pense que des inhalations désinfectantes sont indispensables dans son traitement, et ce dernier, avec leur aide, est loin d'être tout à fait malheureux; je ne saurais dire si nous pouvons ajouter quelque chose à leur efficacité avec nos médicaments internes. Je ne trouve rien dans l'expérience homœopathique, et le seul de nos thérapeutistes qui consacre quelques considérations au

sujet qui nous occupe est Kafka. Arsenicum et Carbovegetabilis sont recommandés par lui et par d'autres auteurs; lui n'y ajoute que Secale et Créosote, et Jousset, Lachesis. La maladie survenant comme processus secondaire indiquerait certainement ce dernier médicament.

CONGBSTION PULMONAIRE.

C'est une affection fréquente et qui ne manque pas d'importance, ayant une histoire tout à fait différente de celle de la pneumonie, avec laquelle, dans sa forme aiguë, elle est trop souvent confondue. Elle est, comme Bâhrle dit avec vérité, de deux sortes, soit une hyperémie active causée par l'afflux du sang aux poumons, soit un engorgement passif résultant d'un obstacle à la sortie du sang des poumons. C'est la congestion pulmonaire active qui se présente à nous le plus communément, et ce n'est pas une cause rare de mort dans ce pays dans les mois d'hiver et de printemps. Il existe pour elle deux grands médicaments, Aconit et Phosphorus, Le premier suffit entièrement lorsque le cas est pris d'assez bonne heure; le second vient en aide lorsque la turgescence vasculaire a été suffisante pour permettre à l'œdème de s'établir. La congestion chronique des poumons est principalement passive et mécanique, causée par quelque obstacle cardiaque, et son traitement consiste à combattre ce dernier de notre mieux. On l'a décrite, cependant, comme survenant occasionnellement dans les mêmes circonstances que les autres congestions, et elle nécessite l'emploi de Belladonna, Ferrum, Nux vomica, ou Sulfur,

ŒCDÉMS DBS POUMONS.

J'ai parlé de l'arrivée inopinée de cet état dans la congestion pulmonaire, et du pouvoir que possède Phosphorus sur lui. Kafka et Bâhr s'unissent pour vanter l'action de ce médicament toutes les fois qu'un œdème pulmonaire survient conjointement avec la pneumonie ou d'autres

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