HÉMOPTYSIE
affections des organes respiratoires. « Ce médicament produit un effet brillant, » dit le premier ; «JIl possède un pouvoir curatif extraordinaire contre l'œdème, » tel est le témoignage du second de ces auteurs. Wurmb et Caspar parlent également en bons termes du Tartarus emeticus, « Nous n'avons rencontré que deux fois cette année, « écrivent-ils, « cette dangereuse complication de la pneumonie ; mais dans les deux cas nous avons été surpris de l'action bienfaisante de ce médicament. Chez ces deux malades les bronches étaient remplies d'une quantité de liquide': la respiration était très difficile ; le malade était assis et menaçait de suffoquer. Il y avait de la cyanose, de l'essoufflement et de plus un râlement qui s'entendait à distance ; dans les deux occasions les symptômes disparurent peu d'heures après l'administration du Tartre émétique. » Pour ma part, j'ai plus d'une fois vu l'œdème des poumons qui se montre dans le cours d'une hydropisie générale céder entièrement à l'emploi de ce même médicament.
Sous ce titre je comprends, quoique cela ne soit pas très correct, les hémorrhagies de toutes sortes de la poitrine, qu'elles consistent ou non en crachements de sang. Lors qu'elle est le résultat d'une violence mécanique. Arnica est évidemment indiqué ; et lorsqu'elle apparaît périodiquement comme une menstruation anomale, Bryonia passe pour être efficace en rétablissant l'hémorrhagie menstruelle à sa place convenable. L'hémoptysie des affections cardiaques peut être le résultat soit de la suractivité du cœur, soit d'un embarras mécanique de la circulation ; dans le premier cas Cactus soulagera, dans le second ce sera Digitalis. <c Soulagera, » dis-je, en empêchant le retour de l'accident, car il est rare qu'aucun médicament soit nécessaire au moment même. Nous avons de la sorte gardé pour l'étudier une seule variété, mais la plus importante et la plus fréquente de cette hémorrhagie, celle
414 AFFBGTIONS DBS OKOANBS RESPIRATOIRES.
qui survient en connexion avec les tabercules pulmo^ naires.
Chez les tempéraments sanguins, lorsque le pouls est plein et bondissant, et qu'il existe des signes d'hjperémie locale, Aconit est indispensable, et peut accomplir tout ce qui est nécessaire. Les deux médicaments sur lesquels j'ai appris à compter soniMillefolium et Hamameh's. Le premier convient mieux lorsque le sang est floride et écumeux, Hamamelis lorsque Técoulement est plus passif et semblable à une hémorrbagie veineuse ; avec ni Tun ni Fautre il n'existe beaucoup de toux. Lorsque ce dernier symptôme a lieu, et qu'il y a un fort chatouillement dans la poitrine derrière le sternum,i^(errww acettcum peut remplacer le Millefolium, et Ipecactianha THamamelis. Avec ces médicaments, et les adjuvants d'une utilité évidente du repos, du silence et d'une température fraîche, vous serez à même d'arrêter ou de prévenir presque toutes les hémorrhagies pulmonaires qui peuvent se présenter à vous.
Je n'ai pas d'expérience du Ledum dans ces cas; mais il a déterminé l'hémoptysie, et les D" Drury et Jousset en parlent favorablement dans son traitement, ce dernier l'indiquant dans les hémorrhagies plus abondantes que nous rencontrons quelquefois.
Si l'hémorrhagie pulmonaire était suivie de symptômes inflammatoires, on devrait administrer Phosphorus.