DÉGENERESCSNCE GRAISSEUSE DES REINS
tion rétablie, les vomissements arrêtés, la soif et la polyurie diminuées et les forces restaurées. » Il la donne de la 12« à la 30® dilution. Le D^ Kidd parle non moins favorablement de Nitri acidum à des doses plus massives. Peut-être, en raison de ce qu'une grande partie des troubles gastriques vient de ce que la membrane muqueuse de l'estomac excrète de l'urée, et que celle-ci y est promptement convertie en carbonate d'Ammoniaque, l'acide (nitrique) a-t-il ici une action chimique. L'hypertrophie cardiaque ne nécessite pas d'ordinaire un traitement, et c'est une affection compensatrice ; mais si elle causait du malaise par suite de la suractivité du cœur, Cactus rendrait des services dans ce cas comme dans d'autres. Les inflammations séreuses qui peuvent survenir doivent être traitées comme celles de la néphrite albumineuse.Pour la bronchite qui se montre si fréquemment dans cette forme de maladie de Bright, je conseillerais Mercurvus corrosivtts. J'ai parlé de l'amaurose à propos de la rétinite albuminurique dans le chapitre des maladies des yeux.
Je n'ai que quelques mots à ajouter sur le traitement des symptômes urémiques qui se manifestent avec une fréquence particulière dans cette variété de la maladie. La pathologie n'a pas encore dit son dernier mot quant à la raison de ces phénomènes, comme on peut le voir d'après la conclusion hésitante à laquelle Bartels est amené par son examen approfondi du sujet.
L'opinion de ceux qui croient que le coma et les convulsions sont dus à l'œdème du cerveau, est justifiée par les résultats rapides qui suivent fréquemment la médication homœopathique pure. Le D'^Drury déclare qu^ Opium est souvent d'une efficacité frappante. Le D"" Marcy a obtenu d'excellents effets du Cannabis Indica, et le D' George Schmidt du Cuprum aceticum» Le D' Buchner ajoute sa recommandation de ce dernier médicament dans l'éclampsie urémique. (Le D' Kidd l'a trouvé utile encore pour soulager les crampes qui se montrent dans la dernière période de la dégénérescence granuleuse.) Et je
suggérerais Carbolic acid. comme ayant une homœopathicité remarquable avec le coma urémique. Mais, néanmoins, l'évidence en faveur de la dépendance ultime de ces symptômes de quelque contamination du sang est si forte, que je vous conseillerais de ne pas vous contenter de la médication interne, mais de provoquer la diaphorèse au plus haut degré qu*il vous sera possible d'atteindre.
La dégénérescence amyloïde des reins, appelée anciennement cireuse ou lardacée, et par le D'Dickinson (sur une hypothèse étiologique) « infiltration dépurative , » parait être dans presque sinon dans tous les cas le ré* sultat d'ulcérations et de suppurations chroniques. En conséquence, Tollere causant, lorsque cela est praticable, devrait être notre principale indication de traitement. Mais en cherchant pour elle un médicament homœopathique approprié (nous n'avons pas dans la littérature d'expérience à ce sujet), j'ai trouvé que Phosphori acidum promettait le plus. Ce médicament possède des vertus bien connues dans l'état hectique suite de suppuration des poumons chez les phthisiques, et des os cariés; il pourrait remédier aux conséquences des affections plus obscures qui nous occupent. Son proche parent, Nitri acidum, a guéri la même dégénérescence dans le foie, et l'acide Phosphorique possède une affinité presque égale pour le rein, comme nous le verrons bientôt. Le D'Dlckinson a aussi noté dans cette maladie une diminution constante de l'acide Phosphorique dans l'urine.
Les complications pulmonaires de la dégénérescencô amyloïde demandent probablement le même traitement que celles de la néphrite tubaire. L'œdème et la diarrhée ne devraient pas détourner notre attention du principal courant du traitement, et il est vrai qu'on ne pourrait trouver pour cette dernière aucun médicament plus approprié.
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DÉaSKéRÉSCX^TCB aRAISSSUSS.
La dégénérescence graisseuse est une compagne fréquente de l'affection précédente, et du reste de toutes les formes de la maladie albuminurique. Elle peut être guérie par Arsenicum qui a été capable de la déterminer. Mais toutes les fois qu'elle se présente, comme dans les cas décrits par le D' G. Johnson, comme affection idio*» pathique et substantielle, je voudrais que vous pensiez à Phosphorus. Vous connaissez déjà le rapport de ce médicament à la dégénérescence graisseuse elle-même, et je viens d'appeler votre attention sur son affinité spécifique pour les reins. Sous ce rapport il est intéressant de noter que, dans un des cas du D' Johnson, l'affection (qui survint en Tespace de trois semaines) parut être le résultat immédiat d'excès sexuels. De plus, la dégénérescence graisseuse des reins a été observée conjointement avec l'atrophie jaune aiguë du foie ; et le pouvoir du Phosphorus de déterminer cet état morbide vous est familier.
Avant de quitter le sujet des affections albuminuriques des reins, je dois dire quelques mots de T
albuminurie:
elle-même.
Il est indubitable que cet état peut exister avant la maladie rénale, ou même indépendamment de celle-ci.
Vous ne pourriez lire une meilleure défense de ce fait que les mémoires du D*" Meyhoffer dans le Monthly Homœopathic Revïew de 1866-67. L'expérience de Claude Bernard, dans laquelle une irritation des centres nerveux détermina l'albuminurie aussi bien que la glycosurie, atteint l'origine nerveuse fréquente de ces cas. Phosphori acidum et Helonias réclameront alors votre attention. Un des cas du D^ Meyhoffer, et un autre dans Hempel, sont des exemples de l'action du premier; vous trouverez des preuves de celle du second dans l'article qu'a écrit sur lui le D»* Haie dans ses New remédies,
HUOHBS. «Th^rap. homœop. S?