‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 141 sur 189 · DIABÈTE SUCRÉ · texte numérisé non relu

DIABÈTE SUCRÉ

nous considérer comme étant en position ^de guérir le diabète.

Dans un mémoire sur cette maladie, publié dans le vingt-quatrième volume du British Journal of Homœopathy (1866), j*ai fait une tentative d'estimation de nos ressources dans ce but; j'ai trouvé ^ue la médecine traditionnelle ne nous donnait pas autre chose que Topium et la créosote, et n'attribuait au premier qu'une vertu palliative, et à la seconde qu'un pouvoir fort incertain. J'aurais dû ajouter les eaux alcalines de Vichy et de Karlsbad, lesquelles, prises à leurs sources ^ ont joni longtemps d'une réputation non moindre. D'après le traité de Senator sur la maladie, dans la Cyclopœdia de Ziemssen, je vois que depuis aucune addition n^a été faite à sa thérapeutique médicinale, et que son pronostic n'est considéré comme moins défavorable que lorsqu'un régime approprié peut être observé et a un effet décisif sur la quantité de sucre éliminé par les Urines. En conséquence, il nous faut aujourd'hui comme alors chercher dans Thomœopathie quelques ressources curatives pour le traitement de la maladie.

Dans la littérature du nouveau système nous trouvons, d'une part, des relations d'améliorations décisives de cas de diabète par un traitement général et symptomatique, dont l'Arsenic, Nux vomica, Calcarea phosphorica, etc., formaient la base ; et, d'autre part, des cures complètes ou à peu près avec des médicaments présumés homœopathiques à la lésion essentielle. Vous renvoyant à mon mémoire pour avoir des renseignements sur Natrum sulphuricum et Asclepiasvincetoxicum, je désire fixer ici votre attention sur l'acide Phosphorique et les sels d'Uranium.

Actuellement V acide Phosphorique occupe, d'une façon indiscutable, le premier rang parmi les remèdes du diabète. Il en est fait mention pour la première fois dans le seizième volume du British Journal of Homœopor thy\ Trois cas très intéressants y sont publiés par le D'Walker, de Manchester; voici le résumé de ces cas*

472 MALADIBS AFFECTAKT LES ORGANES URIN AIRES.

Le premier est décrit brièvement. Ily avait du sucre dans les urines, avec les symptômes habituels ; Tamélioration eut lieu, et la maladie fut tenue quelque temps en respect par Tacide Phosphorique et le Carbonate de fer saccharaté (?) (la dose n'est pas spécifiée) ; mais le malade succomba à une affectioR pulmonaire éventuelle.

Le cas n''^ était également bien caractérisé. Le patient fut mis à un régime sévère, et prit trois fois par jour une cuillerée à dessert d'une solution de 14 grains d'acide Phosphorique anhydre dans 6 onces d'eau. Le sucre etles symptômes généraux disparurent bientôt; et lorsque, six mois après, le malade reprit son régime ordinaire, il n'en ressentit aucun mauvais effet, il était guéri.

Dans le cas n° 3 l'acide Phosphorique fut donné de la même manière ; mais on ne restreignit pas le régime. La pesanteur spécifique de l'urine en huit jours de ce traitement tomba de 1035^ à 1025<^. La suite de ce cas n'est pas relatée.

Dans le dix-neuvième volume du même journal, le D' Ransford cite deux cas dans lesquels l'acide Phosphorique fut le principal médicament employé ; dans le premier, à la 6^ dilution ; dans le second, à la dose par grains de l'acide anhydre. On prescrivit les restrictions habituelles au régime. Dans les deux cas le sucre disparut de l'urine, et les malades guérirent. Deux autres cas sont cités dans mon mémoire, dans lesquels la maladie fut suspendue ou presque guérie par ce médicament, et je puis y ajouter celui décrit par moi-même dans le trente et unième volume du British Journal (p. 369).

Quant à la raison de cetle action curative indubitable de l'acide Phosphorique, je ne puis que répéter ce que j'ai déjà dit dans ma leçon sur ce médicament, qu'on l'a trouvé déterminer Tapparition du sucre dans l'urine, et qu'il doit en conséquence avoir une relation étroite et homœopathique au processus morbide présent dans le diabète. Quanta sa place spéciale dans le traitement de cette maladie, j'en parlerai lorsque j'aurai étudié les titres de l'autre médicament principal qu'on oppose à cette maladie.

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