‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 149 sur 189 · CHANCRE MOU · texte numérisé non relu

CHANCRE MOU

CHAI7CRB: MOU.

Le chancre mou, avec son bubon suppurant, est actuellement reconnu par tout le monde comme une affection locale, quoique spécifique et contagieuse, et se rangeant de fait dans la même catégorie que la gonorrhée. Les mêmes raisons qui m'ont porté à soutenir que Mercwrius est antipathique par rapport au chancre induré, montrent qu'il est homœopathique au chancre mou, et vous pouvez y avoir recours avec la dernière confiance, et à des doses tout à fait modérées.

Il guérit, non pas à cause de l'influence qu'il exerce sur le virus syphilitique, mais en vertu de son pouvoir de déterminer l'ulcération en général, et en particulier à cette place. Le Nitri acidum est pour lui un allié efficace, comme dans les ulcères buccaux; et les deux médicaments interviennent souvent utilement pour renforcer mutuellement leur action lorsqu'elle vient à se relâcher.

J'ai parlé, à propos de la syphilis, du traitement des accidents du chancre. Je n'ai actuellement à vous entretenir que de celui du bubon chancreux. Yeldham et Bâhr s'accordent à recommander que le Mercurius que le malade prend soit continué fermement lorsque survient cette complication, comme en étant le meilleur remède. jGTepar sulfuris peut le remplacer si la suppuration paraît inévitable. Le premier avait l'habitude pendant un temps d'où* vrir l'abcès de boûne heure, mais depuis il l'a vu si souvent se résoudre sans s'ouvrir, qu'actuellement il lui laisse de plus grandes chances de faire ainsi. Jahr et Gaspari avaient eu concurremment de bons résuUats de Carho animalis. Je parlerai du traitement du bubon phagédénique dans les termes employés par le D' Yeldham. « Il demande^ dit-il, les soins les plus attentifs, tant externes qu'înternes. Les premiers consistent^ en premier lieu, en l'usage de cataplasmes chauds de graine de lin, et, en second lieu, en lotions de Calendtlla, dans la proportion d'une partie de teinture pour huit parties d'eau. On doit

504 MALADIES AFFECTANT LES ORGANES SEXUELS DE L^HOMAff: .

en imbiber des compresses de coton et les appliquer en dedans et en dehors des solutions de continuité. On peut quelquefois y substituer avec avantage la « lotio nigra. » (?) Le traitement constitutionnel consiste en l'administration du Merc. solubilis ou du bi-iodure de Mercure, à la dose de deux à dix grains de la 2<* trituration centésimale, de Tacide nitrique par doses de 10 gouttes des V^ et 2® dilutions décimales, ou du Kali Hydriodicum à la dose de cinq grains trois fois par jour. Les forces du malade doivent en même temps être soutenues par un régime généreux, auquel une cuillerée abouche d'huile de foie de morue tous les soirs sera une excellente addition. 11 devrait aussi garder le repos et, autant que possible, dans la position horizontale. Le mouvement, d'après la . situation particulière de l'affection, tend à en retarder la réparation. » (Op. ctY., 3« éd., p. 92.)

L'éléphantiasis du pénis et du scrotum, et le prurigo de ce dernier, appartiennent aux maladies cutanées; mais je dois vous parler de la forme du cancer qui affecte ces parties, et qui est presque toujours de 1'

éPITHBUOliCA.

Si celui-ci pouvait être vu et traité de bonne heure, on pourrait obtenir de bons résultats de Thuya. Plus tard, ArseniCy intérieurement et localement, accomplirait probablement tout ce qu'on peut attendre de la médecine.

INFLAMMATION DU ÔCROTUM.

L'inflammation du scrotum se présente, soit sous la forme diffuse, affectant son tissu cellulaire abondant, ou sous celle d'une menace de mortification, analogue au Nomapudendi de Tautre sexe. Apis pour la première, Arsenic pour Tautre, seraient les médicaments à employer.

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