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TUMEUR VASCULAIRE. — STÉRILITÉ

chez les femmes ne diffère pas de celui den affections similaires chez l'homme. Mais une d'elles est propre à l'autre sexe, et mérite une attention spéciale, je veux parler de la tumeur vasculaire de Turèthre.

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Avant d'en venir aux moyens chirurgicaux pour cette affection, il serait à propos d'essayer l'administration de Thuya, médicament auquel correspond fortement sa nature et son origine ; ou de VEucalyptus globulus, avec lequel un ohservateur très compétent, le D"^ Woodbury, de Boston, assure avoir obtenu plusieurs guérisons.

Avant de quitter les organes de la génération de la femme, je dois dire quelques mots de la stérilité.

La plupart des affections ovariques, utérines et vaginales déjà énumérées s'accompagnent de stérilité, et le traitement de cette dernière sera en conséquence approprié aux premières. Mais s'il n'existe aucune de ces affections, non plus qu'aucun empêchement mécanique à la progression des spermatozaires et que de son côté le mari soit dans l'état normal, un traitement homœopathique peut être essayé avec de grandes chances de succès. La constitution de la malade et tous les symptômes de mauvaise santé qu'elle peut présenter doivent être pris en considération dans nos prescriptions. En dehors de celles-» ci, Borax et Conitim senties médicaments les plus réputés ; on dit le premier indiqué par la coexistence d'une leucorrhée acre, et le second par ]a dépression de l'activité ovarique.

Les affections mammaires les plus fréquentes, et de la plus grande importance pratique, sont celles qui surviennent pendant l'allaitement.

Elles seront étudiées avec les affections de l'état puerpéral. Mais je dois parler ici de certaines tumeurs des

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seins, savoir: la tumeur glandulaire simple, l'irritable et la squirrheuse.

TITMBtTR MAMMAIBS: CHRONiaUB.

Celle qui est simple et indolore peut être graisseuse de sa nature, et alors un traitement par Calcarea^ à diverses dilutions, peut être suivi avec avantage. Quelquefois c'est une induration que laisse après elle la mastite, et alors Graphites est très recommandé. Le plus communément c'est une hypertrophie circonscrite des tissus glandulaire et conjonctif, avec plus ou moins de formation cystique. Je ne sais si quelque cas de cette nature a été guéri par un traitement homœopathique, quoique je me sentirais volontiers encouragé à essayer un traitement avec l'un ou l'autre de ces médicaments, ou de tous, tels que Hydrastis, Phytolacca, et Conium que je citerai ici comme possédant une afânité élective pour les seins.

TUMIStTR AIAMMAIIIS: IRRITABLE.

La tumeur mammaire irritable a quelque analogie avec la névralgie ovarique et le testicule irritable. Sir Astley Cooper, comme vous le savez probablement, avait une grande prédilection ^onv Conium dans son traitement; et dans notre école nous plaçons ce médicamient à un rang très élevé parmi ceux qui agissent sur le sein. Je l'ai trouvé spécialement utile lorsque des tuméfactions glandulaires douloureuses ont été la suite de coups reçus aux seins. Le D"^ Jousset préconise ici Murex purpura comme presque infaillible pour calmer les douleurs, et Jahr parle de faire fondre les tumeurs avec Calcarea, Chamomilla, Belladonna, Lycopodium et Phosphorus. Plus récemment, deux médicaments indigènes Américains ont acquis une haute réputation dans le traitement des tumeurs mammaires. Ce sont Phytholacca et Hydrastis. L'action de Phytolacca sur les seins est bien indiquée par le docteur E.-M. Haie, dans un article qu'il a publié sur ce médicament dans le vingt et unième volume du British

SQUIRRHB DU SEIN. 545

Journal of Homœopathy . Il dit avoir traité plusieurs cas de tumeur irritable du sein avec succès, avec Phjtolacca à basse dilution. Hydrastis possède une réputation encore plus grande. J'aurai à parler bientôt de ses titres comme remède du squirrhe des seins. Mais si vous voulez lire dans les Annals (vol. III, p. 489) le mémoire du D^ Bayes sur ce sujet, et la discussion qui s'ensuivit, vous trouverez que même ceux qui doutaient de son efficacité dans les tumeurs malignes parlent hautement en faveur de son pouvoir sur les tumeurs simples du sein. On peut l'employer avec avantage aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur.

SaXTIRRHS BIT 8SIK.

Je ne parle que de cette forme du cancer du sein ; car il n'est pas douteux que la variété encéphaloïde ne doive être enlevée par l'opération aussitôt qu'elle est reconnue. Mais comme nous avons quelque chance d'être capables de guérir, ou au moins de retarder les progrès du squirrhe en cette région, la question entre la soumission à des moyens chirurgicaux immédiats et l'essai d'une médication homœopathique peut être soulevée à juste titre.

En parlant du pouvoir que nous possédons sur le squirrhe mammaire, je ne fais nulle allusion à ce que peuvent faire nos médicaments ordinaires, même en n'y comprenant pas Conium, Le D' von Viettinghoff parle de ce médicament comme « spécifique dans l'induration cancéreuse du sein, accompagnée de douleurs lancinantes. » Mais les cas qu'il cite ne soutiennent pas cette assertion : que,, jusqu'à un certain point, il soulage les douleurs elles-mêmes, je n'en doute pas.

Mais je pense qu'il reste encore à prouver qu'il ait quelque pouvoir d'arrêter les progrès de la maladie. Le médicament dont l'introduction nous a donné un nouvel espoir est VHydrastis Canadensis, Vous vous rappellerez les faits et les cas présentés par moi lors de mes leçons

516 ' MALADIES DBS ORGANES SEXtJELS DE LA FBMliE.

sur ce médicament (1). Si unemalade se présentait à vous affectée de cette maladie, vous feriez bien de vous reporter aux observations que je viens de vous rappeler. Si le cas est un de ceux dans lesquels le succès peut, sur ces données, être raisonnablement attendu de THydrastis, c'està-dire « un squirrhe à une période peu avancée survenu dans un sein bien développé, » vous aurez raison d'en taire un essai consciencieux. Administrez-le & l'intérieur à des dilutions variées, et appliquez-le à Textérieur en lotions pas trop fortes (vingt gouttes de la teinture ou une forte infusion d*une pinte d'eau pour Tusage continu, 4 grammes à 2 onces de racine pour soulager la douleur). Lorsque le médicament agit, le soulagement est prompt; de sorte que si après un mois ou deux il n'y a pas de changement en mieux, il n'y a plus d'espoir de cette source ni de raison de différer une opération, si d'ailleurs celle-ci est admissible. Si de plus, après une amélioration momentanée par l'hydrastis il se fait une rechute, il y a peu d'utilité à persister dans son emploi.

L'opération est-elle inévitable, vous aurez égard aux preuves fournies par les D*"* Marston et Mac-Limont en faveur de Ténucléation par le chlorure de zinc, de préférence à l'enlèvement par le bistouri. Leurs mémoires sur ce sujet se trouvent dans les vingt et unième et vingttroisième volumes du British Journal»

Le D' Edward Madden, de Birmingham, a adopté leur pratique, et me dit en avoir obtenu d'excellents résultats.

Silicea en substance, et Arsenicum aux plus hautes dilutions,ont été trouvés palliatifs des douleurs du squirrhe non ulcéré, en applications locales.

Le coccyx est en relations si intimes avec les organes sexuels de la femme que je puis parler à cette place de la seule affection dont il est le siège.

(1) Voyez un autre cas probant relaté par le D' Kidd, dans ses Laws of Thérapeutiosj récemment publiées (p. 230).

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COCCYODYKIB.

Le Dr Guernsey a donné une description complète de cette rare affection, avec les indications pour un certain nombre de médicaments. Je puis appuyer son opinion quant à ce qui est du « traumatisme » comme étant la cause la plus fréquente de la douleur. Sa blessure est souvent, je pense, reçue pendant Taccouchement; et aussi quant à la valeur de r-4rmca dans ces circonstances, quoique je n'aie pas trouvé nécessaire d'employer une <« ivès haute puissance. » Dans d'autres cas dus à la même origine,2?Atw onRuta peuvent être utiles, et lorsque la douleur ne peut pas être attribuée à une violence, Phosphorus ou Lachesis, Ce dernier médicament est spécialement indiqué (dit le D"^ Guernsey) lorsque toute la souffrance a lieu quand la malade se lève de la position assise.

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