POLIE PUERPÉRALE
Les symptômes gagnent-ils cependant da terrain, vous pouvez substituer ou alterner un médicament à action locale plus définie. Lorsque c'est Tutérus lui-même qui est enflammé (métrite puerpérale), je puis confirmer l'indication de Hartmann, de Nv>œ vomica à dilution élevée. J'ai été étonné de la rapidité de son action. Lorsque Tinfiammation atteint le péritoine (péritonite puerpérale), Belladonna est le plus souvent indiqué, quoique Bryonia et Mercurius corrosivus ne doivent pas être oubliés. Coloct/nthiSj qui est tout à fait homœopathique à la péritonite est indiqué lorsque la tympanite est excessive. Si le tissu aréolaire est le siège de l'affection (cellulite pelvienne),-4pt5 est le médicament qui peut le mieux prévenir ' la suppuration. Si cette dernière est inévitable, Silicea devrait être donnée pour favoriser l'accomplissement du processus.
2. Dans la forme laplus virulente de la fièvre puerpérale proprement dite, celle qui. tue en un jour ou deux, le seul conseil que je puisse donner pour le traitement est cette assertion du D'^ Tyler Smith, « que le sang dans ces cas ressemble à celui de personnes foudroyées, ou empoisonnées par Y acide Hydrocyaniqiùe. » Dans les cas moins foudroyants^ vous donnerez en même temps que des stimulants et des réconfortants en quantité, soit Arsenicîwiy soit Lachesis ; et l'opinion générale leur adjoint Hyoscyamus^ comme un auxiliaire précieux.
Outre ces principales formes de la fièvre puerpérale, la phlébite utérine, primitive ou secondaire, nécessite un traitement spécial. Pulsatilla ou Hamamelis pour l'inflammation primitive, quand vous pouvez la diagnostiquer; Lachesis ou China pour la pyohémie consécutive, en sont les médicaments.
FOIjIB pubrpéralb.
Elle peut prendre la forme soit de la manie, soit de la mélancolie. Stramonium, Hyoscyamics ou Cannabis in" dica devraient remédier à la manie puerpérale. Les
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indications distinctes des deux premiers ont déjà été données lorsque j'ai parlé de la manie simple. Le chanvre indien serait spécialement indiqué lorsque les illusions mentales ont le caractère de Texaltation. Pour la mélancolie puerpérale, Platina, Pulsatilla, Aurum et Agnu$ castus conviennent; mais j'ai plus de confiance dans Actœa racemosa.
Les troubles de la lactation sont très aptes à être guéris par nos médicaments.
A la première montée du lait, V Aconit hâtera la résolution de la fièvre, et Bryonia enlèvera le gonflement des seins lorsquUl sera au point d'en faire craindre rinflammation.
Si le lait tarde à apparaître, pu qu'après avoir paru il diminue en quantité, Agnus castus etAsaftBtida sont les médicaments à prescrire (1). Quelquefois une dose de Calcarea amènera Tamélioration désirée.
SulfUr, Calcarea, Silicea ou Mercurius, peuvent être donnés suivant les symptômes lorsque la qualité du lait paraît âtre mauvaise, et que T enfant le re«jette.
Les crevasses aux mamelons nécessitent des applications locales, parmi lesquelles Calendula joue un rôle important. Pkellandriv/m est réputé comme soulageant la douleur qui j est ressentie chaque fois qu'on a donné le sein à Tenfant.
Lorsque cette douleur prend le caractère névralgique, et s'étend des mamelons vers les épaules, le D'Guernsêj vante beaucoup Croton,
Lors du sevrage, Bryonia empêchera les seins de s'engorger, et Pulsatilla ou Calcarea sont recommandés pour diminuer la sécrétion du lait. China est, comme on pourrait le supposer, d'une grande valeur contre les effets d'une lactation trop prolongée (2).
(1) Voy. BHu Joum, of ffom,, II, 417.
(2) Contre la continuation de la sécrétion lactée abondante malgré tous ces moyens, je suggérerai l'emploi de Gossypiam, une basse dilution. En effet, les nègres des colonies emploient empirique-
PHLBGMATIA ALBA DOLENS. 571
Parlons maintenant des traitements de la mastite aiguë, des « abcès laiteux » si redoutés. Je puis vous promettre presque toujours un arrêt de cette inflammation si elle est prise assez à temps. Bryonia est le plus grand médicament dans ce but, à la 6® ou à la 12® dilution. Le D' Jousset vante beaucoup Belladonna, et on le dit préférable « lorsque le sein tuméfié offre à sa surface une rougeur érysipélateuse, et est luisant; » mais je n*ai jamais eu Toccasion de l'employer à Tintérieur, quoique avant que je connusse l'homœopathie Tapplication externe d'une pommade belladonée fût ma pratique favorite. Le D"" Guernsey parle favorablement de Graphites dans des cas dans lesquels il existe une telle quantité de cicatrices d'anciens abcès que c'est à peine si le lait peut couler. Phosphorus est préconisé lorsqu'il est trop tard pour empêcher la suppuration ; il soulage la douleur, hâte la terminaison de la maladie et procure la guérison de Tabcès. Il a plusieurs fois guéri les fistules du sein laissées derrière eux par des abcès laiteux. Lorsque le gonflement du sein, qu'il soit aigu ou chronique, est très grand, Phytolacca nous est recommandé par le D' E, M. Haie, et ce que j'ai pu voir de son action me dispose à» confirmer la bonne opinion qu'il en a (1).
La dernière affection puerpérale dont je vous entretiendrai est la « jambe blanche^ » ou
PHUBCOMATIA ALBA DOLSNS.
Lorsque les symptômes de cette maladie dépendent d'une phlébite qui se propage des veines utérines aux veines crurales, Pulsatilla ou Hamamelis en effectueront assez rapidement la résolution. Mais j'imagine que les vaisseaux lymphatiques sont souvent aussi malades que les
ment, pour exciter ou rétablir la lactation ralentie ou supprimée, des décoctions de graines de coton (Gossypium) et avec succès.
(Note du traducteur.) (1) Il existe un bon mémoire sur ce sujet, par feu le D' Mercy Jackson, dans le Brit, Joum. ofHom,^ vol. XXIV, p. 406.
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veines, et que ces derDières sont aussi fréquemnaent obstruées par des caillots venus de loin que primitivement enflammées. J'ai certainement trouvé cette affection rebelle ; et les indications du D"" Leadam peuvent plutôt passer pour hypothétiques que pour le résultat d'expériences couronnées de succès.
Outre la grossesse et Taccouchement, il est une autre grande crise que la femme a à traverser, quoique ce ne soit qu'une fois dans sa vie : c'est celle de révolution et de Tinvolution sexuelles; la première lors de la puberté, la seconde à Tâge de retour. Aux deux extrémités du processus, des troubles particuliers de la santé peuvent survenir, de manière à faire pour elle une période critique dans Tun et l'autre cas. Je parlerai aujourd'hui des maladies incidentes à l'âge critique, avant de quitter les affections du système sexuel de la femme.
AOB CRTTiaXTB (I).
Les dérangements de la santé qu'amène le premier établissement de la menstruation sont de deux sortes. Si elle est trop longue à s'établir, et que la santé du sujet souffre d'une manière évidente du retard éprouvé dans l'accomplissement de la fonction, vous devez administrer des médicaments appropriés.
L'expérience de Jahr est ici celle de la plupart des autres thérapeutistes. «Si chez des jeunes filles la première apparition des règles tarde à se faire, Pulsatilla fait beaucoup de bien, spécialement si en place des règles il s'établit un écoulement leucorrhéique, et que les patientes paraissent pâles et soient incommodées par l'afflux du sang aux poumons ; dans ces circonstances Sepia est quelquefois plus efficace encore, quoique je n'aime jamais à recourir à Sepia jusqu'à ce que Pul-
(1) Ce terme ne désigne d'ordinaire pour nous que la ménopause, traitée plus loin. Cette période de la vie de la femme, critique, il est vrai, est plus connue sous le nom de puberté, ou mieux de nuhilité,
(Note du traducteur).