‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 159 sur 189 · CHLOROSE · texte numérisé non relu

CHLOROSE

satilla, qui agit souvent avec plus de rapidité ; se soit trouvée impuissante. Si au lieu de l'état d'anémie qui indique ces deux médicaments il existait de la pléthore, je donnerais d'abord Bryonia au lieu de Pulsatilla, plus particulièrement si cette pléthore s'accompagnait d'afflux du sang à la tête et d'épistaxis fréquentes, et en place . de Sepia je donnerais Calcarea, En suivant cette marche, j'arrive à mon but souvent avec assez de rapidité, quoique j'aie rencontré des cas assez rebelles pour n'avoir été menés à bonne fin que par d'autres médicaments. » Le D*^ Leadam recommande fortement Sulfur dans laforme anémique.

Les mêmes médicaments, par conséquent, seraient appropriés si la menstruation, quoique tout à fait établie, était pauvre dès le principe, en supposant encore que la santé de ]a patiente en souffrit. Les médicaments que j'ai énumérés à propos de l'aménorrhée conviennent aussi dans ce cas, et en particulier Graphite». De plus, lorsque l'écoulement est toujours trop abondant, vous aurez à agir sur votre malade avec le médicament approprié à la forme de sa ménorrhagie, suivant les indications contenues sous ce titre. Vous souvenant, cependant, que c'est une affection de celles qui appartiennent à la croissance du corps, vous vous ferez une règle de donner la préférence à Calcarea.

Un état morbide important tenant à la période de l'évolution sexuelle, et coexistant avec des règles soit pauvres, soit excessives, quoique de beaucoup plus souvent avec les premières, demande une étude séparée. C'est la

CHXiOROSâ.

Je suis l'exemple d'Innermann (1) en restreignant ce terme à cette altération du sang qui se montre dans les premières années delà maturité sexuelle de la femme, et qui consiste en une diminution de la quantité d'hémoglo-

(1) Cyclopœdiaj de Ziemssen, vol. XVI.

bine dieins le fluide nutritif. Elle diffère de Tanémie par Tabsence de Tun des facteurs qui appartiennent à cet état, et dans la restriction de Taltération morbide aux globules rouges.

Actuellement le traitement de cette maladie est une des rares circonstances dans lesquelles la médecine traditionnelle s'enorgueillisse. « Il est à peine un seul point thérapeutique, » dit Innermann, « aussi bien établi que la remarquable efficacité du fer pour enlever tous les symptômes de la chlorose. L*usage hardi et libéral du fer a plus d'importance qu'un régime azoté, que l'exercice, la vie à la campagne, les bains de mer, l'air des montagnes, la régularité delà vie émotionnelle. Je n'hésite pas à dire qu'un couple de boîtes de pilules ferrugineuses feront plus de bien à une fille chlorotique que le traitement le plus compliqué dans lequel le fer occupe un rang secondaire. » Est-ce làdel'homœopathie? Et si ce n'en est pas, pouvons-nous faire mieux ? J'ai étudié à fond la rationnelle de Taction hématiqpe dxxFerrum dans ma leçon sur ce médicament, et j'en suis arrivé à conclure qu'il est un stimulant spécifique du processus formateur du sang, très probablement homœopathique à l'état morbide présent dans la chlorose, et certainement curatif dans de nombreux cas à petites doses, toutefois pas très infinitésimales, mais sous cette forme fractionnée que beaucoup d'entre nous emploient d'ordinaire. Donc, tout en admettant parfaitement que si nous tentions de traiter la chlorose sans fer, nous pourrions dans beaucoup de cas encourir le reproche de nihilisme que nous a jeté Innermann (1), il ne me paraît pas qu'en l'employant (excepté lorsque nous le donnons comme aliment) nous sortions de la sphère de la méthode hahnemannienne.

En parlant ainsi, je crois exprimer le sentiment de la majeure partie des praticiens de notre école. Ainsi Bâhr dit du fer : « Ce médicament est un spécifique réel

(1) Loc. cit,, p, 557.

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