‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 160 sur 189 · CHLOROSE · texte numérisé non relu

CHLOROSE

pour la chlorose simple, sans complications: tout cas

simple de cette maladie cède à Taction curative du fer. »

Il recommande la première ou la seconde trituration

décimale de fer réduit comme la forme la plus convenable,

ce en quoi je suis entièrement d'accord avec lui. Jousset

dit que le fer est le médicament qui correspond le plus

souvent à Tensemble des symptômes, et dont nous devrions

faire l'emploi le plus fréquent ; il préfère l'acétate ou le

protoxalate, et donne environ trois grains de la première

trituration décimale trois fois par jour. Lorsque par

conséquent Jahr dit que les « petites doses » de fer

n'ont pas produit le moindre effet entre ses mains, nous

ne pouvons que penser qu'il veut parler de ses globules

habituels de la 3<' dilution, et dans ce cas ses résultats

n'ont rien de surprenant. Il nous dit, il est vrai, que

« dans un très grand nombre de cas, » Pulsatilla, Sulfur

et Calcarea, donnés successivement sous cette forme,

« suffisent pour amener un état florissant de la santé, »

mais il n'ajoute pas combien « la cure » prend de temps

à s'effectuer,

Bâhr et Jousset s'accordent à dire qu'il y a des cas de chlorose dans lesquels le fer n'est pas aussi efficace que d'autres médicaments, en tête desquels ils placent Arsenicum^ Pour le second de ces auteurs, la coexistence de la ménorrhagie est une grande indication de ce médicament. Le premier le recommande dans les cas où l'on a abusé du fer, et où il existe « un haut degré de débilité avec une irritabilité excessive, une pâleur avec œdème, des troubles cardiaques même pendant le repos, et une gastro-ataxie complète. » Il conviendrait aussi dans la rare « chlorose fébrile, » dans laquelle la pyrexie,rhydropisie et les effusions pétéchiales rapprochent l'état de la patiente de celui de « Tanémie pernicieuse, » dans laquelle le fer est inutile, mais l'Arsenic notre médicament promettant le plus.

Je passe actuellement à l'autre extrémité de l'existence sexuelle de la femme, et je vais parler des accidents du « changement de vie. » Ce que j'ai à en dire est principa-»

lement une reprodaction d'un court mémoire « On some remédies for climateric sufferiugs, » que j'ai publié dans le vingt-quatrième volume du British Journal ofHomœopathyy il j a environ treize ans. Ce sujet n'est que très légèrement traité dans nos ouvrages systématiques.

1. Il est peu de femmes pour lesquelles la ménopause ne soit pas un moment de souffrances considérables. Elles ne peuvent pas se dire ou être traitées comme invalides, quoiqu'elles se trouvent rarement bien portantes. Une de leurs affections les plus communes est ce qu'elles nomment des « bouffées de chaleur. » Celles-ci « montent suivant leur expression, sous forme de chaleurs subites, quelquefois sèches, plus fréquemment accompagnées de transpiration, mais rarement sinon jamais précédées de frissons. Les attaques ne durent que quelques minutes, mais reviennent souvent, et causent un malaise indessriptible. L'état pathologique en question paraît être une ataxie des nerfs vaso-moieurs, analogue à celle du système cérébro-spinal qui a lieu dans l'hystérie.

Il n'y a aucune tension artérielle, et TAconit ne soulage pas. Mais nous avons pour cet état un remède précieux dans le Lachesis, Donné à la 6® ou à la 12© dilution, il manquera rarement de réduire ce trouble à son minimum, et de nous attirer les expressions de reconnaissance de notre patiente. Je dois la suggestion originale de ce médicament au D^ Madden. Le D' Gray et d'autres ont trouvé Sanguinaria, et les D'® Ringer et Edward Blake le Nitrite d'amyle utiles pour ces bouffées de chaleur ; en sorte que vous avez sous la main d'autres ressources pour le cas où Lachesis vous ferait défaut. Le Jaborandi promet d'être utile pour les cas où ces bouffées prennent la forme de transpirations subites.

2. Les personnes souffrantes de la ménopause se plaignent de deux sortes de maux de tête. L'une parait

Page 1