‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 161 sur 189 · MÉNOPAUSE · texte numérisé non relu

MÉNOPAUSE

être une manifestation locale spéciale de cette hypermobilité générale des nerfs vasculairesque j'ai déjà décrite. Il y a peu ou pas de douleur; mais les malades se plaignent de beaucoup de vertiges, avec afflux du sang, battements, bruits, ronflements dans la tête et quelquefois dans les oreilles. Lachesis soulage cet état, mais pas d'une manière très décisive. D'autre part il trouve dans Glonoïn un médicament des plus efficaces. Je crois que ce fut le D*" Kidd qui suggéra le premier ce médicament pour la maladie en question, quoique les indications pathogénétiques de ce médicament soient si claires qu'il soit étonnant que personne avant n'ait fait remarquer son homœopathicité à cet état. Je l'ai toujours employé, ainsi qu'il est recommandé par le D' Kidd, à la 3° dilution décimale. Le Nitrite d'amyle serait utile aussi.

L'autre affection de la tête propre à cette période de la vie est une vraie douleur, une pression brûlante sur le vertex. Quelquefois, c'est ici comme ailleurs un sjmptôme]de débilité par perte d'humeurs, comme par exemple les règles devenues irrégulières coulant trop abondamment. Dans ces cas, la malade se plaint d'une sensation comme si la tête s'ouvrait et se fermait. Les médicaments indiqués évidemment dans ce cas sont C^maet Ferrum. Tout aussi souvent, cependant, il n'existe aucune cause semblable pour en rendre compte, et la souffrance est purement sympathique.

3. La troisième affection de la ménopause que j'ai à mentionner est a la défaillance épigastrique, » et est très commune. J'ai des raisons pour supposer que le plexus solaire et ses ganglions sont le siège de cette sensation douloureuse, qui n'esl nullement spéciale aux femmes à la ménopause. Dans les cas idiopathiques indépendants de ce changement dans l'économie, je trouve Vacide Hydrocyanique un médicament précieux. Mais chez les malades dont nous nous occupons, sa place semble être prise par Actœa racemosa. « La défaillance à l'épigastre » est un symptôme que l'on rencontre fré -

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quemment dans sa pathogénésie ; et ses relations utérines la rendent spécialement approprié ici. Je la donne à la 2* et à la 3^ dilution décimale, et je la trouve rarement impuissante à soulager.

En disant V Aconit inapplicable aux bouffées de chaleur delà ménopause, je n'entendais pas Texclure en général du traitement des autres souffrances de cette période critique : « De tous les médicaments » , dit le D^ Leadam, « Aconit est le plus calmant à Tépoque de la ménopause, spécialement lorsque la malade est robuste et pléthorique, ou s*il j a quelque signe d'augmentation d'action circulatoire locale ou générale ; » et de son côté le D^ Ludlam écrit : « L'influence merveilleuse de l'Aconit sur la plupart des troubles circulatoires à l'âge de retour est connue depuis longtemps. C'est un médicament précieux et presque indispensable. » Il agit mieux, je pense, comme le dit le D^" Leadam, à une atténuation moyenne ou élevée.

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