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Nitrï acidum ; et si la cachexie est considérable, vous pouvez en arriver avec avantage à Aurum, Hartmann recommande China pour soutenir les forces du petit malade dans son combat contre le poison.
Je passe actuellement aux affections du système nerveux telles qu elles se montrent chez les enfants. Je n'ai pas à vous dire combien leurv«« petits cerveaux sont excitables, et avec quelle promptitude ils peuvent devenir malades. Outre les soins généraux judicieux si importants dans ces cas, vous retirerez les plus grands bienfaits de quelques-uns de nos médicaments. D'un côté sont ceux qui conviennent simplement à l'éréthisme nerveux, lesquels sont Coffèa, Chamomilla^ Ignatia^ Hyoscyamus et Stramonium; de l'autre, ceux qui atteignent le mal inflammatoire, parmi lesquels Belladonna est le principal. La place et les usages de ces médicaments vous sont déjà familiers, et j'aurai l'occasion de parler encore de quelques-uns d'entre eux aux chapitres de l'hydrocéphalie aiguë et de la dentition 'morbide. Je m'occuperai de suite de la première de ces affections.
HYBROCÈPHAIirE AIGUË.
Je crains que nous ne puissions qu'être l'écho de la triste expérience de la vieille école quant à son traitement, et dire que la méningite tuberculeuse pleinement développée est incurable. Je n'ai jamais vu, dans mes dix-huit ans de pratique homœopathique, guérir un seul cas lorsque l'épanchement a eu lieu. Mais je dois vous dire ce que les médicaments paraissent faire le plus contre les symptômes, ou nous donner d'espérances dans l'avenir. Permettez-moi d'abord de vous donner sur le sujet les renseignements que contient notre littérature.
Hartmann groupe ensemble les formes de méningite tuberculeuse, d'où il suit que son estimation de notre puissance sur cette maladie paraît trop flatteuse. Il recommande Bryonia, Pulsatilla et Zincum, suivant les symptômes, pour la période d'incubation ; Belladonna et quelquefois Bryonia pour celle d'excitation inflamma-
toire ; et Helleborus et Sulfur lorsque répanchQment a eu lieu. Teste avoue que la méningite tuberculeuse est incurable; mais il parle chaudement' de Belladonna et de Brjoniadans la variété simple. Son éditeur, le D*" Pulte, confirme la valeur de Bryonia lorsque Tépanchement est menaçant: mais il recommande de Talterner avec Helleborus. Leadam et Laurie paraissent ne parler que théoriquement, et Guernsey admet combien le pronostic est défavorable en dépit des indications qu'il donne. Le D' Bayes (1) relate un cas fatal et en cite un autre, mais il affirme avoir été en général heureux avec Pulsatilla dans des cas insidieux, et avec Belladonna et Aconit dans ceux d'un type plus aigu. Le D' Wahles dans un article sur la maladie en question, publié dans le second volume du même journal (p. 285), conseille Bryonia, Helleborus et Sulfur; le D*" Elb considère Zincum efficace contre la paralysie du cerveau dans la dernière période ; et le D"* Rummell regarde Sulfur comme le remède fondamental de toutes parts. Le D^ Russell a publié un cas, en apparence de la forme tuberculeuse, guérissant après que l'épanchement a eu lieu sous Tinfluence d'Aconit et d'Arsenicum, et le D' Watzke a obtenu un résultat semblable de l'emploi persistant de Digitalis et Veratrum. Digitalis a amené une guérison dans un autre cas encore (2). Plus récemment, lAmérique nous a donné Veratrum viride pour l'inflammation et Apocynum pour l'épanchement; et dans un mémoire allemand important sur ce sujet (3), Glonoïn et Apis sont regardés comme spécifiques dans les deux périodes également. Le premier est aussi vanté par Kafka et le second par Wolf.
Je crois que l'accord général sur la valeur de certains médicaments, notamment Belladonna, Bryonia, Helleborus et Sulfur, montre un vrai pouvoir exercé par nos médicaments sur la méningite elle-même, quoiqu'il
(1) British Journal of Hom., XXI, 22.
(2) Ihid., XII, 496.
(3) Traduit dans le United States médical and Surgical Journal, I, 237.
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n*existe aucune preuve qu'ils en aient guéri un seul cas dans lequel le tubercule fût la cause déterminante. La possibilité de la présence de ce dernier, cependant, dans un cas donné, affecte le pronostic plutôt que le traitement; et avec la chance de leur absence, « nil desperandum )) doit être notre devise. Ce qui va suivre peut être esquissé comme un système généralement accepté de thérapeutique homœopathique de cette maladie.
Dans la période prémonitoire, dont les désordres digestifs forment le trait principal, vous devez vous rappeler les recommandations faites à propos de Pulsatilla (à dilutions moyennes), qui correspond bien aux symptômes en même temps qu au tempérament ordinaire des patients. J'ai trouvé (avec le D** Bayes) que la présence d'un dépôt abondant d'urate d'ammoniaque dans l'urine était une indication spéciale de ce médicament. Mais il ne faut pas le continuer trop longtemps, en particulier lorsqu'il s'est déclaré des vomissements. Alors, décidezvous pour helladonna^ qui est actuellement votre ancre de salut. Quelques auteurs disent que les dilutions les plus élevées sont les meilleures, mais j'ai plus de confiance dans les plus basses : j'ai souvent vu les symptômes prémonitoires d'une affection cérébrale se dissiper sous l'influence de la 1'® dilution décimale, alternée avec V Aconit soion qu'il y a ou non de la fièvre. Le D' E.-M. Haie regarde le Veratrum viride comme réunissant les vertus des deux médicaments. Je n'en ai. pas d'expérience personnelle. Belladonna continue d'être le médicament approprié tout le temps que l'épanchement se tient éloigné, à moins que vous ne trouviez à propos de lui substituer Sulfur, ce que vous ferez sagement si les symptômes ne s'abattent pas ; ou bien vous pouvez passer à Belladonna. Dans le cerveau, comme ailleurs, Tépanchement sur le point de se faire est l'indication de ce médicament, de même que l'épanchement accompli est celle de Helleborus ou Digitalïs.Dsins les cas douteux, BellaidonnaetBryonia, ouBryoniaetHelleborus^ peuvent être alternés, ainsi que le recommandent les T>^ Te'jt* et
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Palte. Ici encore, on peut avoir recours à Sulfur si les autres médicaments échouent; au delà de ces médicaments, je sens que je perds pied, et je ne saurais rien dire de précis sur d'autres.
C'est avec beaucoup d'intérêt que nous parcourons les chapitres consaciés par Bâhr et Jousset, étant sûrs qu'ils sont au moins exacts au point de vue pathologique, et que s'ils peuvent s'exprimer avec confiance quant au traitement, nous pouvons nous reposer sur leur discernement. Le premier pense que même lorsque les cas douteux ont été éliminés, il en reste un certain nombre pour prouver ce fait, que la méningite tuberculeuse peut être guérie par les médicaments homœopatbiques. Il conseille Bryonia, Arnica et Veratrum dans la période du début, Digitalis lorsque l'épanchement a eu lieu, Çuprum lorsque surviennent les convulsions. Jousset regarde l'hydrocéphalie aiguë comme une méningite de la base, et non nécessairementtuberculeuse. Il pense l'avoir \ vue arrêtée par lodium ( une goutte de teinture dans 1 200 grammes d'eau) dans le début; mais il considère ; Helleborus, Digitalis et Secale comme les médicaments j qui lui conviennent le mieux. J'ajouterai ici l'expérience ! de Jahr. «Les seuls médicaments capables défaire essentiellement du bien dans cette maladie (pourvu que si peu que ce soit puisse être fait par le traitement) sont Cale, ! Carb . et Phosph. Ayant perdu dans les premières années de j ma pratique -deux jeunes malades que j'avais traités d'une I méningite tuberculeuse avec Bellad. et Bry., j'ai traité plus tard un cas analogue avec Cale. 30«, trois globules dans de l'eau, une cuillerée à café toutes les trois heures ; jusqu'à ce que la santé fût rétablie ; et dans un autre cas î j'achevai la guérison avec Phosph., que je donnai pour les douleurs qui restaient. Si la maladie n'est pas dia- ! gnostiquée correctement au commencement et qu'il soit permis à l'inflammation c'atteindre le summum de son développement, Calcarea, non plus qu'aucun autre médica- 1 ment, ne sera capable d'apporter le moindre soulagement. » Je dois dire que je pense que notre meilleur
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espoir de combattre cette maladie est dans la voie indiquée par Jahr. J'ai suivi ses préceptes dans un cas au début, de la nature duquel je ne pouvais doutera Tépoque, un autre enfant de Ja même famille ayant succombé à la maladie; et mon diagnostic fut tristement confirmé parla mort du petit malade lui-même, avec les mêmes symptômes, dans une occasion récente et sous l'influence d'un autre traitement (de la même école). Pendant ce temps, chez mon malade, tous signes de la maladie se dissipèrent avec Calcarea 30®, et la santé ainsi que les couleurs revinrent.
HYDROCÉPHALOIDS.
Depuis Marshall Hall et Gooch, une distinction très vraie et très importante a été établie entre la vraie hydrocéphalie aiguë et cette forme bâtarde de la maladie qui survient chez les enfants par suite d'une maladie dé- . bilitante, spécialement la diarrhée. Plusieurs de nos auteurs en parlent. China n'a pas été aussi avantageux qu'on aurait pu s'y attendre, mais Phosphorus et Zincum préconisés par Jahr ont reçu l'assentiment général,
HYDROCÉPHALIE CHRONiaxrB.
U Hydrocéphalie chronique est, comme le dit Watson, une hydropisie, tandis que l'hydrocéphalie aiguë est une inflammation. C'est aussi plutôt un symptôme de quelque cachexie générale, comme la scrofule ou le rachitisme, qu'une affection locale indépendante. Nous pouvons dès lors comprendre l'expérience qu'en possède Jahr, « Ce que Sulfur et Calcarea 30° sont capables d'accomplir dans cette maladie qui n'est pas rare est presque incroyable. » J'en ai guéri un cas bien caractérisé avec ces médicaments, donnés (comme il le conseille) à doses rares séparées par de longs intervalles. Le D"^ Von Grauvogl considérait l'épanchement comme dû à l'ossification imparfaite des os du crâne, et le meilleur
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traitement, de provoquer ce processus à l'aide de Calcareaphosphorica. Arsenicnm est recommandé à la fois par Jahr, Bàhr et Jousset, mais par les deux premiers seulement comme adjonction au Calcarea, et on ne doit pas négliger Helleborus en tant que médicament intercurrent.
CONVtJX.SIONS.
J'ai à peine besoin de vous faire remarquer l'importance de s'assurer si une cause excentrique quelconque peut rendre compte de ce phénomène chez les enfants. Si vous pouvez la découvrir, vous vous appliquerez nécessairement à l'enlever aussi promptement que possible. Mais il restera deux classes de cas dans lesquelles untraitement spécial est nécessaire. La première est celle dans laquelle un état morbide a été déterminé dans le cerveau par quelque irritation excentrique, et ne disparaît pas avec la cause déterminante. Belladonna, Hydrocyani acidum^ et Ignatia sont ici les médicaments les • plus importants : le premier, lorsque le malade est sanguin; le second lorsqu'il est de la constitution opposée, et le troisième lorsque les convulsions «paraissent spinales plutôt que cérébrales.
Belladonna est le plus fréquemment indiquée; et Bâhr et Jahr s'accordent à dire que lorsqu'il en est ainsi, elle préviendra presque toujours le retour des accès. Nous rencontrons encore souvent les convulsions comme symptôme d'une affection céré.brale idiopathique, ou comme un trouble de l'organe incident à d'autres maladies, comme les exanthèmes. La principale indication du traitement, comme l'a bien exposé le D*" Hitchman (1), est la présence de l'excitation ou de la dépression du cerveau, laquelle est démontrée par l'élévation ou l'affaissement de la fontanelle. La première nécessite Bella-
(1) « Astray [Leaf on infantile convulsions », British Journal of Homœopathyy XXII, 109.