CANCER
bite) a été mise en question. Vous trouverez la relation du cas, avec la critique et la défense, dans le premier volume du British Journal of homœopathy. Mais lorsque la vascularité de la production morbide se combine avec la forme pour lui faire donner le nom de « fungus hœmatodes, » les faits que j'ai cités au chapitre ÙMPhosphorus doivent se présenter à l'esprit. Vous remarquerez comment, dans le cas relaté à cette occasion, le Thuya rendit des services essentiels en provoquant la flétrissure définitive de la production.
Le troisième facteur qui nous guide dans notre choix parmi les médicaments du cancer est la partie affectée.
Les affinités électives que nous nous sommes assurés appartenir à nos médicaments sont utilisées ici avec de bons résultats. Ainsi Conium, Hydrastis et Carbo animalis ont plus ou moins d'influence sur le squirrhe du sein, TArsenic et le Phosphore sur le cancer de Testomac, et Secale sur celui de l'utérus; tandis qu'Aurum, qui est notre principal médicament des os, est dit avoir guéri un cancer de V « antrum (1), » Mais, quant à ces remèdes locaux pour la maladie qui nous occupe, j*en parlerai à propos de chaque organe attaqué.
La seule question qui nous reste à élucider est celle de savoir si nous avons quelques médicaments anticarcinomateuxgénéraux, comme nous en avons d'antisyphilitiqueset d*antisycosiques. Les seuls médicaments qui paraissent avoir quelque droit à ce titre, sont : VHydrastis^ le Cundvr rango, le Calcarea et Ib, Silicea. Je dois vous renvoyer à ce que j'ai écrit sur chacun de ces médicaments dans msiPharmacodynamique. Ce fait, que le premier a arrêté le développement d'un cancer de restomac,fait penser que sa valeur non douteuse dans le squirrhe du sein est quelque chose de plus que Taction d'un stimulant glandulaire. Le Cundurango a donné des succès encore plus fréquents dans la première affection, et a été trouvé, par le D' Clotar MûUer, très efficace dans les ulcérations malignes de
(1) BriU Joum, of Hom., XVII, 59.
142 MALADIES GENBRALES.
la peau. Calcarea et Silicea, en doses substantielles tout en étant petites, paraissent capables de faire disparaître les douleurs du cancer, et quelquefois de provoquer sa flétrissure.
Le Gneiss, ou Lapis aïbus^ introduit dernièrement dans la pratique par le D"^ Von Granvogl, paraît être un médicament de même nature (1). Avec ces remèdes internes, et des applications locales d'acide citrique et de chlorate de potasse (2), nous ne devons abandonner aucun cas de cancer comme désespéré. Même quoique la vie puisse enfin être détruite par la maladie, on peut faire beaucoup pour sa prolongation et le soulagement des souffrances ; cependant, de temps en temps il peut se présenter des cures naturelles.
SCROFUIjX!.
La doctrine de la scrofule et du tubercule a subi dans ces derniers temps des variations nombreuses. A Tépoaue où nous étions étudiants, nous avions Thabitude de penser que le dernier était une manifestation occasionnelle du premier. Ensuite, nous fûmes amenés, par Sir W. Jenner, à parler de « scrofulose » et de « tuberculose » comme de diathèses distinctes, différant Tune de l'autre aussi essentiellement que chacune d'elles du rachitis. Actuellement Niemeyer et ses collaborateurs contemporains viennent d'inaugurer une autre manière d'envisager le sujet. Pour eux, la scrofule est cette vulnérabilité de la constitution que nous appelons « délicatesse, » plus^ une tendance de la part des glandes lymphatiques au voisinage d'une partie lésée à être le siège d'une hyperplasie et d'une hypertrophie. Les autres soi-disant affections strumeuses ne sont en aucune façon distinctes spécifiquement des mêmes affections chez des sujets non strumeux. Le tubercule, dans la majorité des cas, est secondaire à la dégénérescence « caséeuse » de simples produits in-
(1) BHU Journ. of Hom., XXXII, 689 ; XXXIII, 571.
(2) BriU Journ, of Hom., XXIV, 518 ; XXV, 518.