‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 40 sur 189 · PURPURA · texte numérisé non relu

PURPURA

(dans le langage de la vieille école) à la surface, et de la sorte favorise les hémorrhagies. Mais il n'y a rien de semblable au purpura, simple ou hémorrhagique, dans sa pathogénésie. Un meilleur médicament que Tun ou l'autre de ceux-ci pour la forme asthénique fébrile du purpura me semblerait tout trouvé dans Mercuri^As, Ce poison cause incontestablement des ecchymoses et des hémorrhagies ; et le deuxième des cas cités ressemble tellement à un exemple d'hydrargyrose aiguë que je m'étonne que M. Willans ne l'ait pas traité d'un bout à l'autre avec le Mercure. Arsenicum^ lui aussi, ne doit pas être oublié. Il est homœopathique à la fois à la prostration et aux pétéchies (1).

De la variété non fébrile de Purpura, dans laquelle Thémorrhagie est tout, le seul exemple que je connaisse dans notre littérature est un cas publié dans V American Jffomœopaihïc Review (v. 566). Les symptômes cédèrent rapidement lorsque, après six jours de progrès, on administra une haute dilution de Phospho7*us. Le choix du médicament fut déterminé par les symptômes hémorrhagiques qui lui sont attribués dans la pathogénésie de Hahnemann. Il n'y a aucun doute que les ecchymoses nombreuses, observées sur les sujets empoisonnés par le Phorphore, ressemblent de très près aux symptômes du purpura. Mais malheureusement, le poids de l'évidence est contre l'opinion que les symptômes soient primitifs. Ils paraissent survenir seulement en connexion avec les altérations morbides déterminées par le Phosphore sur le foie. Ils font penser aux symptômes purpuriques qui caractérisent la fièvre jaune et l'atrophie aiguë du foie, plutôt que l'affection idiopathique. De plus, je ne tiens pas la question pour résolue ; et nous ferons bien de garder le Phosphore en réserve pour le traitement de notre maladie.

Un candidat ofirant de plus grandes espérances pour

(1) Un cas presque désespéré guéri par ce médicament est relaté "çap Jahr. Il était de la forme non fébrile.

la place de remède spécifique pour cette forme Hé purpura est YHamamelis, Le D*" Haie, dans ses New Remédies, cite un cas dans lequel l'administration de ce médicament dissipa rapidement les symptônies purpuriques qui étaient survenus au cours d'une varioloïde. J'ai, pour ma part, depuis que j'ai écrit le mémoire auquel je vous ai renvoyé, guéri très promptement avec lui un cas dans lequel le sang avait été largement extravasé sous la peau, et passait aussi par les urines. Les vertus antihémorrhagiques de l'Hamamelis sont si considérables que je suis disposé à lui croire un grand pouvoir sur l'état morbide que nous étudions.

Un autre poison apparemment homœopathique au purpura est le venin des serpents. Dans mon étude du Lachésis et de ses congénères, j'ai parlé de la forme « purpurique ou hémorrhagique » que prend souvent l'empoisonnement causé par eux. Les ecchymoses et les hémorrhagies qui surviennent sont démontrées dépendre d'une altération du sang, qui devient diffluent et non coagulable. Il est à peine prouvé qu'il en soit ainsi dans le purpura. Mais les phénomènes sont tellement semblables que l'un ou l'autre des venins de serpents en usage dans notre pratique devrait être essayé complètement dans son traitement. Il existe des relations de deux cas dans lesquels le Lachésis fut donné et fit disparaître rapidement les symptômes.

Jousset considère le Phosphore comme le remède principal dans cette maladie, et il ajoute que dans sa dernière période, Sécale, donné à la 3® dilution, a donné des succès inespérés.

(1) Voy. Brit. Joum. of Hom., XXII, 489 ; Avnerican Joum. of Hom,y Mat. med., IV, 66,

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