MIGRAINE
sens; puis les désordres dans le langage et les idées; ensuite la céphalalgie. En dernier lieu les nausées et peut-être les vomissements. L'accès tout entier est un « orage nerveux, » et on pense que son siège primitif est dans les couches optiques.
Pour la totalité des symptômes dans la migraine, nous devrions donc avoir égard non seulement au cas qui est devant^ nous, mais à l'histoire générale de Taffection, dont le cas présent peut n'être qu'un exemple imparfait. Les troubles de la vision, si caractéristiques de l'affection, et survenant (quand ils ont lieu) tout à fait au commencement de l'accès, ou même comme son phénomène unique, méritent une attention spéciale. Ils ont été comparés à ceux que Purkinge a observés comme effets de la Digitale (1); mais je suis de l'avis du D'" Liveing, que cette ressemblance n'est pas frappante.
Néanmoins, le pouls lent de ce médicament est présent dans la migraine, et les vomissements sont caractéristiques de tous les deux, de sorte qu'on ne doit pas perdre de vue cette suggestion (2). Beaucoup des symtômes sensitifs, vasculaires et émotionnels des accès rappellent les effets de l'Aconit, et je me sens disposé à me départir de la règle générale de donner alors un médicament spéciale quand ces symptômes ont lieu. En dernier lieu, la dépendance fréquente de la migraine d'une diathèse goutteuse devrait nous faire penser au Sulfur dans le courant de son traitement (3).