‹ Manuel de thérapeutique selon la méthode de HahnemannChapitre 54 sur 189 · Les céphalalgies congestives doivent être traitées · texte numérisé non relu

Les céphalalgies congestives doivent être traitées

(1) Voy. Hempel, Materia Medica, 1, 476.

(2) a II n'y a pas longtemps, le D^ Bigler, de Rochester, me fit remarquer que Iris Versicolar ne manque presque jamais de guérir un ce Sick Headache » (mal de tête gastrique), lorsque celui-ci est précédé d'une tache devant les yeux, et que lorsque ce symptôme manque, il échoue. » {North Amer. Joum. of How,.,, XXII, 403).

(3) V Hahnemanisme^ janvier 1873, contient une pathogénésie du D»" X. Roussel, d'une légumineuse de Cochinchine appelée Derris, laquelle présente de nombreux symptômes de migraine, que j*ai maintes fois vérifiés cliniquement, avec les résultats les plus satisfaisants. (Note du traducteur.)

aujourd'hui par l'Aconit, la Belladone, la Bryone, Nux vomica ou Grlonoïri si la congestion est active ; par Gelseminum o'u Opium si elle est passive.

Aconit convient mieux lorsqu'il existe de la tension artérielle, avec irrégularité ou excitation de la circulation par tout le corps. Belladonna agit bien lorsque, sans ces symptômes, il y a une grande hyperémie de la tête et du cou, avec rougeur de la face et brûlement des yeux. Bryonia (1) et Niix vomica conviennent au mal de tête congestif accompagné de dyspepsie et de constipation. Avec le premier, la douleur est dans la partie antérieure de la tête, et accompagnée d'étourdissement, les deux

(1) On ne trouve pas le cas suivant dans le traité de Peters. Il est relaté par Chapmann dans le 7® volume du British Journal of Homœopathy (p. 505) :

a Une dame arriva à Liverpool, du sud de l'Amérique, dans un grand état de souffrance. Depuis l'instant où elle s'embarqua à bord du navire jusqu'à celui où elle mit le pied à terre, elle eut continuellement le mal de mer. Elle ne fut jamais sans nausées et vomit fréquemment. Pendant la dernière quinzaine de sa traversée, elle eut des hématémèses à plusieurs reprises. Elle était absolument constipée depuis plus de quinze jours, quoiqu'elle eut pris souvent des pilules, qui ne réussirent qu'à augmenter ses nausées et ses souffrances d'estomac.

Elle avait la face très rouge ; elle était très étourdie ; elle ne pouvait se tenir debout, et pouvait à peine s'asseoir. Elle avait un mal de tête considérable, et dans les intestins une sensation de grande plénitude. Le plus léger mouvement augmentait des souffrances, qui étaient soulagées en partie lorsqu'elle se couchait et se tenait tout à fait tranquille. Le colon était distendu, et au toucher il paraissait bourré de matières fécales. Malgré sa répugnance, on lui administra une demi-once d'huile de ricin avec quelques gouttes de laudanum. Elle la garda, et rendit une énorme quantité de fœces.

Le jour suivant, quoique la distension des intestins fut soulagée et qu'elle eut rendu les fœces accumulées depuis longtemps, tous les symptômes de mal de mer continuaient ; la face rouge, la céphalalgie, l'étourdissement et les nausées ; la détresse augmentait â chaque mouvement. Une goutte de Bryonia, 3"* dil., lui fut donnée. Le lendemain, elle était tout à fait bien, et se mit en route pour Londres. »

Question? Si Bryonia avait été donnée le premier jour, les intestins n'eussent-ils pas aussi bien agi sans huile de ricin, et les autres symptômes ne seraient-ils pas disparus simultanément?

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