VERTIGE
Je veux maintenant citer quelques autres médicaments convenant à d'autres variétés occasionnelles de céphalalgie, avec de courtes réminiscences de leurs indications, vous renvoyant à mes leçons sur ces médicaments euxmêmes, pour de plus amples informations.
Actœa racemosa (chez les femmes, douleur dans le devant de la tête et les globes oculaires),
Aloës (céphalalgie frontale lourde, incapacité de penser).
Antmonium carbonicum (céphalalgie nerveuse, aggravation en serrant les dents). .
Argentum nitricum (céphalalgies lourdes chroniques des travailleurs de la pensée).
Atropine (1) (dans la céphalalgie chronique, oii la Belladone est indiquée, mais a échoué).
Cactus (céphalalgie des affections cardiaques ; mal de tête pressif au vertex, de la ménorrhagie et de la ménopause).
China (céphalalgie à la suite de pertes de sang, avec sensation d'ouverture et de fermeture).
Cannabis saliva (mal de tête cataménial).
Cocculv.s (le même, avec vertiges et nausées).
Qyclamen (comme Actœa, chez les sujets chlorotiques).
Lachesis (céphalalgie brûlante au vertex dans la ménopause).
Naja (céphalalgie frontale intense, avec découragement).
Phellandrïum (pression au vertex, avec faiblesse et douleur des yeux).
Spigelia (céphalalgie névralgique et rhumatismale, les
yeux entrepris, et la douleur augmentant beaucoup en se
baissant).
v£:rtigs:.
La liste des symptômes d'à peuprès tous les médicaments étudiés par Jahr (2) commence par « Vertige. » En pré-
(1) Voy. un cas dans Brit, Joum. ofHom., XXVIII, 790.
(2) Jahr, Nouveau Manuel de médecine homœopathique^ l»» par* tie. Manuel de matière médicale ^ 8« édit,. Paris, 1872.
sence de cet affligeant embarras des Hchesses ^yon^ serez heureux de posséder les résultats de Texpérience dans le traitement du symptôme en question.
C*est un symptôme, et rien de plus, des maladies des organes contenus dans le crâne, dans l'apoplexie, et dans les troubles gastro-hépatiques. Persistant dans le premier cas, passager dans les deux derniers, dans chacun d'eux il ne fournit aucune indication pour un traitement spécial. Mais il n'est pas rare de voir le vertige se présenter à nous indépendant de toutes ces causes, et suffisamment proéminent pour nécessiter une attention et une médication spéciales. Je le suppose être toujours sous la dépendance d'un désordre existant dans la circulation cérébrale. Lorsque celui-ci est d'un caractère congestif, et accompagné de céphalalgie, les médicaments déjà conseillés pour cette dernière affection enlèveront aussi le vertige. Mais il se présente souvent des cas, en particulier chez les gens âgés, dans lesquels la congestion cérébrale chronique détermine beaucoup d'étourdissement, mais peu ou point de douleur. Dans cette aflPection, j*ai obtenu des bienfaits singuliers de Vlodium^ à la 3® dilution décimale environ. Il ne faut pas cependant oublier Sulfur, Encore plus fréquemment, cependant, le vertige a une origine cardiaque, et signifie que le cœur aflTaibli n'envoie pas au cerveau une quantité suffisante de sang. Celui-ci est le « Vertige essentiel » du D** Bamskill (1). En pareil cas, nous aurons quelques palpitations et de la respiration difficile, un pouls faible, une tendance aux syncopes. Ici la Digitale est notre grand remède. La disparition des vertiges est en général le premier signe de l'influence tonifiante exercée par ce médicament sur le tissu musculaire du cœur. Le vertige des épileptiques, lorsqu'il ne va pas jusqu'au « petit mal, » trouve dans Ilydroçyani acidum un remède utile.
Avec ces médicaments, j'ai agi d'une façon excellente dans le vertige, lorsqu'il s'est présenté, à moi comme un
(1) System of medicine, vol. II, art. Vertigo.