LIVRE XXII
MALADIES DE l'oREILLE.
J'entreprends aujourd'hui l'étude des maladies affectant l'organe de l'ouïe. Jusqu'ici la littérature de ces affections a été très-pauvre. J'avais espéré que le D'Houghton, qui est chirurgien du département auriculaire du New-York Ophthalmic Hospital, aurait été capable aujourd'hui de nous donner un traité sur sa spécialité, correspondant à celui des D"^^ Allen et Norton sur les maladies des yeux, cas dans lequel j'eusse eu peu à faire de plus que de passer son ouvrage en revue, avec les commentaires et les additions que pourraient me fournir mes propres connaissances. En l'état, il n'existe pas d'autres contributions plus valables à ce sujet que les mémoires que ce praticien a publiés de temps à autre sur l'otiatrique dans divers journaux Américains. Je m'en servirai à mesure que j'avancerai.
La littérature Allemande sur le même sujet a été bien résumée dans une série de mémoires par le D** Goullon jeune, qui ont été publiés dans V Internationale Hornôopatïsche Presse pour 1876, et qui ont été traduits dans le British Journal of Eomœopathy de la même année.
Il existe quelques travaux Anglais sur le même sujet du D^ Dudgeon, de M. Cutmore et du D"* Cooper. Les leçons cliniques de ce dernier sur l'inflammation de Toreille, faites à l'Ecole d'homœopathie de Londres en 1877-78, sont annoncées comme devant être publiées avant peu, et contiendront sans aucun doute des matériaux précieux, quoique ceux qui ont déjà vu le jour dans les pages de VHomœopathic World aient accordé moins d'attention à la thérapeutique médicale du sujet qu'on ne s'y serait attendu d'après l'expérience et la réputation antérieures duD*" Cooper dans cette sphère de recherches.